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Un Brésil couleur bleu-blanc-rouge

Supporters brésiliens

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Mal embarquée après un barrage aller compliqué, la France s’est transcendée pour arracher sa qualification mardi soir, contre l’Ukraine. Pour le plaisir de toute une nation. Mais pas que. Au Brésil, aussi, on accueille avec joie cette bonne nouvelle.

Rio, sa ferveur populaire, sa chaleur oppressante et ses plages de rêve. Ce décor idyllique, planté au pays de la samba et du joga bonito, les Bleus ont bien failli le contempler seulement sur une carte postale. Car chacun concède volontiers qu’une Coupe du Monde au pays de Pelé, Garrincha et Zico ne se présente qu’une fois dans une vie. Pour s’offrir le privilège de participer à la prestigieuse compétition avec les 31 autres nations invitées à la fête, la France a dû sortir de sa torpeur. S’élever. Grandir. 

Et si la France se réjouit d’avoir évité un fiasco national, les autres pays accueillent aussi avec joie sa qualification. L’Angleterre et l’Allemagne ont fait étalage d’une joie mesurée alors que l’Espagne et l’Italie n’ont, elles, pas caché le plaisir qu’elles auront à en découdre avec leur voisin l’été prochain. Mais quid du Brésil ? Le pays quintuple champion du monde s’est-il intéressé au sort de l’un de ses adversaires européens les plus renommés ? 

« Sans la France, c'est la mort »

Avant même de connaître le résultat du barrage retour, une voix brésilienne s’était élevée face au risque de voir la France rater le Mondial. Car malgré un football tricolore encore en convalescence, le rayonnement international des Bleus demeure encore intact. « Sans la France, c’est la mort. Pour parler de la France, c’est vrai que c’est quelque chose de très important pour nous, avait récemment confié en conférence de presse Ricardo Texeira, président du comité d'organisation de la Coupe du Monde 2014 et président de la Confédération Brésilienne de Football. La France est une grande nation du football mondial, c’est donc très important qu’elle puisse venir. Mais le foot c’est le foot, ça doit se gagner sur le terrain. On respecte donc les règles, on va attendre le résultat. Mais ce serait parfait si la France participait à la coupe du monde au Brésil. Je crois qu’il y a un lien très fort entre nous, c’est très important.»

Alors, forcément, quand les Bleus ont obtenu leur ticket pour l’Amérique du Sud, le peuple auriverde a apprécié. « Tous les médias ne parlaient que de la qualification de la France mais aussi du Portugal, évidemment », a révélé ce mercredi Juninho, consultant RMC Sport, au micro de Luis Attaque. Toute la presse sportive brésilienne s’est ainsi montrée dithyrambique avec l’équipe de France. L’équivalent du quotidien « L’Equipe » au pays a consacré l’une de ses pages intérieures à la qualification française avec comme titre « Une vraie révolution française ». C’est dire si le Brésil gardait un œil concerné sur l’un de ses ennemis préférés. Un ennemi contre lequel il a longtemps échoué. En quatorze rencontres, les Bleus l’ont remporté six fois (contre cinq défaites). Mais, surtout, la France a gagné quatre fois en compétition officielle face à un adversaire qui ne l’a battu qu’une fois. C’était à l’occasion d’une demi-finale de Coupe du Monde, le 24 juin 1958. Un temps bien lointain. Finalement, la qualification française est peut-être un cadeau empoisonné.

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R.D avec F.X.M