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Un globe-trotter au pays de Mandela

Derek Descamps sera aux premières loges en juin prochain pour suivre la Coupe du Monde en Afrique du Sud.

Derek Descamps sera aux premières loges en juin prochain pour suivre la Coupe du Monde en Afrique du Sud. - -

Seul joueur français à évoluer dans un club sud-africain, Derek Decamps a connu une trajectoire atypique. Portrait d’un baroudeur passé par Milan, Cannes ou encore Salonique.

Derek Decamps voyage presque autant qu’il joue au foot. Depuis l’annonce du tirage au sort de la Coupe du Monde, ce Français attire la curiosité. Et pour cause, il évolue en ce moment à l’Ajax Cape Town en Afrique du sud. Fin juillet, alors qu'il est sur le point de signer pour un club espagnol, un agent lui propose un essai au Cap. C’est une réussite et Derek devient, après quelques mois, titulaire en défense centrale avec l’Ajax. Il se dit prêt à aller au bout de ses deux années de contrat avec le club. Pourtant, Derek, 24 ans (1m84 pour 72 kilos), aime plus que tout partir à l’aventure.
Avant de rallier le Cap, le joueur a baroudé à travers toute l’Europe. Repéré à l'âge de 10 ans par le Milan AC alors qu'il vit en Italie, Derek rejoint le centre de formation de l'AS Cannes trois ans plus tard, avant d’intégrer l'équipe première. Ensuite, le globe-trotter entame un parcours qui le mène en Espagne (Lorca Deportiva, son dernier club en date) et en Grèce (Aris Salonique avec qui il a disputé un match de coupe de l’UEFA).

« Le championnat sud-africain s’apparente à la Ligue 2 »

Grâce à toutes ces expériences, le joueur parle cinq langues. Mais surtout, il promène une aisance et une maturité assez rares à cet âge. Avec 6000 euros de salaire mensuel, Derek est loin des standards de la ligue 1. Sur le niveau de jeu en revanche, il n’hésite pas à faire la comparaison : « Les meilleures équipes valent la L1, mais en moyenne le championnat Sud-Africain s’apparente à la ligue 2. La culture tactique est presque absente », explique-t-il. Plus d’une fois, il a été surpris de voir des latéraux monter à l’abordage, à 1-0, à quelques minutes de la fin !
Malgré son côté atypique, Derek a le même rêve que la plupart des footballeurs professionnels : rejoindre un jour une équipe de première division européenne. Et l’Equipe de France ? « Quand je vois Gaël Clichy en bleu alors qu’il jouait en équipe de jeunes avec moi à Cannes, ça me fait rêver », avoue-t-il. En Afrique du sud, il sera aux premières loges pour suivre la prochaine Coupe du Monde. Et il s’en réjouit déjà : « Dans les stades, c’est la fête, surtout avec les Vuvuzelas (corne en plastique). On a presque du mal à se parler sur le terrain ! » Derek s’est un peu fait chambrer par ses coéquipiers lors du tirage au sort du Mondial. Mais il leur a quand même livré son pronostic : la France, première de sa poule. En tout cas, le défenseur, à qui Raymond Domenech passera peut être un coup de fil pour prendre des informations sur l’Afrique du Sud, regardera avec passion les rencontres du groupe A... A moins que d’ici là, il n’ait déjà fait ses bagages…

La rédaction - Barthélémy Philippe avec Rodolphe Massé, au Cap