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Van Bronckhorst : «Une finale est faite pour être gagnée»

Giovanni van Bronckhorst

Giovanni van Bronckhorst - -

A 35 ans, l’expérimenté capitaine néerlandais disputera dimanche son dernier match contre l’Espagne. Après les défaites de 1974 et 1978, le défenseur n’envisage pas une nouvelle défaite en finale de la Coupe du monde.

Giovanni van Bronckhorst, que représente pour vous cette finale, le dernier match de votre carrière ?
C’est vrai que terminer par une finale de Coupe du monde est plutôt inhabituel. Quand on est enfant, on rêve de soulever la Coupe du monde. Je me souviens des grands joueurs par le passé. Les Maradona, Cafu, Dunga… J’ai toujours suivi la Coupe du monde et j’ai ces images plein la tête. Maintenant, on doit croire en nos chances. Les Pays-Bas ont joué deux finales pour deux défaites. Ce groupe a assez d’expérience pour croire en ses chances et pour s’imposer. Ça serait fantastique pour notre public que de remporter le trophée, car peu de joueurs ont droit à cet honneur.

Mais avant cela, il faudra écarter l’Espagne...
C’est un sentiment un peu étrange parce que j’ai joué avec plusieurs Espagnols du temps où j’ai évolué à Barcelone (ndlr : de 2003 à 2007). J’ai notamment échangé des SMS avec Xavi au début de la compétition. J’ai également beaucoup jouer avec Puyol, mais que ce soit contre des copains ou pas, il n’y aura qu’un seul vainqueur. Ils seront très difficiles à jouer et ce n’est pas pour rien s’ils sont aujourd’hui en finale. L’Espagne était d’ailleurs parmi les favorites de la compétition. Mais j’ai confiance en les chances de notre équipe.

Qu’avez-vous dit à vos coéquipiers ?
Je leur ai dit qu’une finale n’était faite que pour être gagnée. J’en ai jouées assez pour assumer. J’ai également insisté sur l’ambiance dans ce groupe. Tout le monde a été important. J’ai connu beaucoup d’équipes et celle-ci fait preuve d’un super état de camaraderie. C’est important parce qu’en cas de problème, les soucis se répercutent toujours sur le terrain. L’atmosphère est très positive et tout le monde a apporté sa pierre à l’édifice : les onze titulaires et les douze remplaçants.