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Duchaussoy : « Il y a eu des coups bas »

Fernand Duchaussoy

Fernand Duchaussoy - -

Depuis onze mois et le fiasco de Knysna, Fernand Duchaussoy est à la tête de la FFF. A quelques heures de l’élection présidentielle à la Fédération, il a fait part de sa détermination à RMC Sport. Entretien.

Fernand Duchaussoy, à quelques heures du scrutin, comment abordez-vous cette nouvelle élection ?
Je suis déterminé. J’ai la conscience tranquille car j’ai fait le maximum en peu de temps. Maintenant ce sont les grands électeurs qui choisiront…

Comment avez-vous vécu cette campagne ?
En fait, elle a commencé avec quelques attaques. Comme je n’ai pas répondu, c’est tombé un peu à plat. Je pense qu’il ne fallait surtout pas qu’on donne une image délétère de cette campagne. Nos partenaires économiques ne l’auraient pas admis. Mais il y a eu des coups bas. Certains étaient médiatisés, d’autres moins. Ça fait toujours mal… 

En coulisses, vous êtes pourtant désigné comme le favori de cette élection. Qu’en pensez-vous ?
Ça, ça n’engage que vous (rires). Moi, j’évite tout pronostic. On verra demain (ce samedi, ndlr), il ne reste plus beaucoup de temps à attendre. Moi, je me bats tout simplement comme les autres candidats le font.

Certains vous reprochent un certain sens de l’immobilisme à la FFF. Trouvez-vous ce constat infondé ?
Sous ma présidence, le changement est en route. Là, on vient de modifier en profondeur le système de gouvernance de la FFF. Ce n’est pas une réformette… On ne peut pas faire un changement plus profond. Puis on a donné une impulsion nouvelle sur la façon dont les joueurs se comportent avec le maillot, les supporters et les adversaires. Mais ces changements demandent du temps…

Vous avez donc beaucoup travaillé auprès des joueurs de l’équipe de France…
Oui, on a bossé sur le comportement avec l’équipe de Laurent Blanc. Le maillot bleu est une légende. Un joueur ne peut pas venir en sélection sans avoir ça à l’esprit. Il faut respecter l’histoire de l’équipe de France.

Pourquoi avoir refusé de participer à un débat télévisé avec vos deux concurrents (Noël Le Graet, Eric Thomas) ?
Sur le principe, j’étais partant. Mais j’ai dû partir un certain nombre de jours à l’étranger et cela n’était plus possible car j’ai dû me concentrer. Ma priorité était surtout de voir les grands électeurs. C’était un choix purement stratégique et de timing. Mais je suis tout à fait capable de m’exprimer…

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