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Andorre-France: qu’est-ce que ça change de jouer sur du synthétique?

Les joueurs de l’équipe de France vont affronter Andorre sur un terrain synthétique, ce mardi (20h45) lors des qualifications pour l’Euro 2020. Une surface inhabituelle avec de nombreux inconvénients.

L’équipe de France doit relancer ses qualifications après l’échec en Turquie dans un climat spécial. Hormis la température qui a perdu deux dizaines de degrés en trois jours, la France va défier Andorre ce mardi (20h45) sur une inhabituelle surface synthétique lors des qualifications pour l’Euro 2020. Un choix opéré pour répondre aux aléas climatiques (il neige ce mardi sur la Principauté) et éviter les reports de rencontre. Qu’est-ce que cela change par rapport à la pelouse?

Surface plus dure pour les articulations...

Plus dure, la surface met à mal les articulations et les muscles. C’est ce qui contraindra notamment Didier Deschamps à laisser Samuel Umtiti, gêné au genou, au repos. "Quelqu’un qui a déjà des tensions ou des problèmes à un genou ou une cheville, ça va être encore plus fragile parce que le muscle va prendre les chocs et va moins tenir au niveau de l’articulation, confie un osthéopathe à RMC Sport. C’est pour ça qu’on va avoir plus de croisés ou d’entorses." 

Habituellement utilisé par une équipe locale de rugby, le terrain présente le très gros désavantage d'être très usé. C'est pour cela que la FFF a tenté de le délocaliser sans succès. 

Techniquement, le ballon réagit également différemment, comme l’a expliqué Hugo Lloris, lundi en conférence de presse. "Les rebonds sont différents, les appuis et le contact au sol. Comme les partenaires, c’est important de prendre mes repères aujourd’hui."

... et plus favorable à la défense, selon Deschamps

"Evidemment que c’est une pelouse qui favorise plus l’aspect défensif, estime Didier Deschamps, sélectionneur des Bleus. Maîtriser le ballon techniquement, ça se complique un peu plus. Mis à part ce constat, ce sera à nous de trouver la solution."

Ces éléments poussent les joueurs à une petite adaptation. "Ça fait un moment que je ne me suis pas entraîné sur un terrain synthétique, rappelle Lloris. Les dernières fois, ça remonte en Ligue 1 à Nancy et Lorient. Même si j’ai évolué dans les catégories de jeunes à Nice." La mise en place de ces surfaces à Lorient et Nancy avaient suscité de nombreuses polémiques. Depuis, les deux clubs ont changé de surface pour revenir à de l’hybride, par anticipation à l’interdiction des pelouses synthétiques qui est passée dans les règlements de la LFP au début de cette saison 2018-2019.

Nicolas Couet