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Barragiste…

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Retour sur la victoire de l’équipe de France en Biélorussie (4-2), qui lui permet d’assurer au minimum une place pour les barrages des éliminatoires du Mondial 2014.

Benzema sur le banc, avec Evra. Un milieu de terrain tout neuf avec Pogba qui doit tout changer. Payet titulaire et Valbuena dans sa position préférée. Enfin un 4-3-3 au lieu du 4-4-2 de vendredi. Deschamps poursuit le chantier. Retour sur le match de l’équipe de France en Biélorussie… Et avec tous ces changements, ça doit passer. Le match des Espoirs de la veille pouvait toutefois indiquer que ça ne serait pas vraiment une balade. Si les fantastiques ex-U20, qui sauveront un jour le foot français, ont ramé, les grands devraient aussi avoir du mal.

Le début est conforme à ce qu’on sait des Bleus. Changements ou pas, c’est idem. Les Bleus sont collectivement nuls. Il ne se passe rien. Pas de mouvement, une organisation offensive incompréhensible, bref le néant. Le modeste adversaire se crée même la plus belle occasion et techniquement, il dégage plus d’assurance. L’équipe de France se fait remarquer en contre, notamment quand Payet, suite à une course en foulée du dimanche ruine un contre en tentant une frappe du plat du pied à 20 mètres ! Mais comment peut-on tenter ça ? Une telle inconstance me dépasse

Dans le brouillard, c’est sur corner que la France crée le danger. C’est déjà ça. Mais c’est justement sur une phase de jeu arrêtée que les Bleus plongent vers le ridicule. Non, ridicule, c’était déjà fait. Le grotesque ? Oui pas mal. Une tête sans puissance, une boulette de Lloris et la France est mené 1-0 ! La première période file et se termine de la même façon. Rien ne change. C’est même pire à chaque fois. Benzema s’échauffe, Nasri aussi. Dans cette équipe, les absents ont toujours raison.

Un penalty dès le début de la seconde période permet aux Bleus de marquer un but ! Oui un but ! Une sorte d’exploit que les stats disent historique. Dans le jeu, le vide est toujours aussi évident. Le problème de Payet, ce n’est pas de ne pas être bon, c’est d’être à l’envers, inutile, suffisant. La doublette Pogba/Matuidi ne donne rien. Les deux joueurs annoncés comme des sauveurs passent à côté. Quelqu’un a vraiment cru que Pogba était un meneur de jeu ?

Pendant qu’on s’endort, la France encaisse un 2e but ! Une frappe de loin. Lloris propose frites, couscous ou purée avec ses boulettes, menu au choix. Grâce à une défense biélorusse laxiste, Ribéry égalise. Biélorussie-France : 2/2 ! Score surréaliste. On n’est pas devant un 0-0 avec une équipe qui bétonne. Non, c’est un match équilibré, ouvert. La France est simplement du même niveau que la Biélorussie.

L’adversaire des Bleus se met même en surchauffe. Il joue, se découvre. Il n’a pas l’habitude et les Bleus vont en profiter pour inscrire deux buts. 4-2, ce match prend une tournure totalement inattendue. Les Bleus n’ont pas bien joué, ils ont été aussi médiocres que d’habitude durant les 3/4 du match, mais en peu de temps, ils ont plié le match. Il n’y a pas vraiment d’analyse à livrer. Rarement les Bleus ont autant touché le fond et pourtant, ils ont mis 4 buts. De quoi envisager les barrages sereinement ? Je ne crois pas. Un succès contre la Biélorussie et on fait la fête ? Soyons sérieux. A un moment dans ce match, on a même cru que la 2e place du groupe pouvait se dérober. Qu’on se le dise, après ce match paradoxal, parfois fou, cette équipe de France est très loin d’être rassurante.

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Daniel Riolo