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Blanc : « On ne sait pas trop ce qui nous attend »

Laurent Blanc

Laurent Blanc - -

Même s’il se veut confiant, le sélectionneur des Bleus, qui affrontent ce vendredi (20h50) à Minsk la Biélorussie en éliminatoire de l’Euro 2012, reste méfiant face à un adversaire qui avait gagné à l’aller à Saint-Denis.

Laurent Blanc, la défaite contre la Biélorussie à l’aller a-t-elle permis à cette équipe de France de se construire ?

C’est ce qu’on se dit. On aurait aimé faire un autre résultat à domicile contre la Biélorussie. Mais serait-on allé gagner en Bosnie si on avait battu la Biélorussie ? La victoire en Bosnie a effacé ce résultat négatif.

Vous attendez-vous au même type de match qu’à l’aller ?

On peut s’attendre à ce match là car la Biélorussie joue toujours de cette manière. On ne sait pas trop ce qui nous attend car l’équipe a beaucoup changé. Ils vont certainement nous attendre et essayer de nous prendre en contre. Mais c’est une équipe qui a une philosophie de jouer au ballon. Ce n’est pas fait pour nous déplaire. Je sais qu’ils ont beaucoup de blessés et de suspendus. Le sélectionneur a pris des jeunes joueurs. C’est une équipe très différente de celle que nous avons joué à Paris. On le prépare pour le gagner. Notre préoccupation, c’est avant tout notre équipe même si j’ai regardé leurs derniers matchs.

Il y a des états de forme différents dans votre effectif. Est-ce un problème ?

C’est effectivement la problématique de ce stage. J’avais quelques interrogations. Mais les tests sont bons. Il y a bien sûr la fatigue de la saison. Mais le groupe a très envie. C’est plutôt bon signe. Au niveau de l’effectif, Loïc (Rémy) a une grosse béquille à la cuisse. Il ne s’est pas entraîné de la semaine. Abou Diaby a une cheville douloureuse. Ce soir (jeudi), on s’entraînera au complet pour la première fois.

Vous ferez un grand pas en cas de victoire vers la qualification pour l’Euro…

On aura fait un pas de plus mais pas un grand pas. Tant qu’on n’est pas qualifiés…

Y a-t-il une appréhension à jouer contre une équipe qui vous avait battu à l’aller ?

Il y a toujours une appréhension à jouer contre une équipe. Mais cette appréhension s’est transformée en motivation. Le résultat de Paris était très positif pour eux quand on revoit le match. Ils ont été très efficaces. Un nul aurait été plus équitable sur l’ensemble de la rencontre. Mais ils ont gagné. Il n’y a pas de terme de vengeance.

Propos recueillis par Marc Benoist à Minsk