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Blanc : « Si on n'est pas d'accord, on se séparera... »

Laurent Blanc

Laurent Blanc - -

A la veille de son dernier match de l’année avec les Bleus face à la Belgique, Laurent Blanc a botté en touche les questions concernant son avenir à la tête de l'équipe de France et l'éventualité d'une prolongation de contrat. Le tout avec une certaine irritation.

Que vous inspire le jeu produit actuellement par votre équipe ?

Le jeu de l’équipe de France a toujours fait débat. Quand on ne parvient pas à débattre sur l’état d’esprit, on débat sur le jeu car on sait qu’il y a de la matière. Les gens attendent que leur équipe nationale joue bien. La première chose serait de marquer des buts. Si on gagne 4-3 ou 3-2, le spectacle sera à la hauteur. Et les spectateurs seront plus contents qu’après le match face aux USA.

Peut-on s’attendre à du spectacle ?

En quinze mois, il faudrait trouver des grands joueurs, produire du beau jeu, gagner tous nos matches et bientôt, aller en Pologne pour gagner l’Euro. Malheureusement, nous n’en sommes pas encore là. On est moins fort que l’Allemagne, l’Espagne, les Pays-Bas. Ce n’est pas une honte de le dire.

Eden Hazard sera-t-il plus surveillé que les autres joueurs belges ?

On connait très bien ce joueur. Il a eu quelques soucis avec l’équipe nationale. C’est un jeune joueur. On l’oublie parfois. Il a une marge de progression énorme. Alors, c’est vrai qu’on voudrait qu’il dribble tout le monde, tout le temps. Vous avez la chance d’avoir un joueur de grand talent. Après, si c’est la France contre Hazard, on a gagné. Parce qu’à onze contre un…

A titre personnel, envisagez-vous prendre rendez-vous avec Noël Le Graët pour évoquer votre prolongation de contrat avec les Bleus ?

Si on n’est pas d’accord sur l’emploi du temps, sur les négociations à mener, eh bien on se séparera ! C'est la vie... Je vous le dis sincèrement, je trouve indécent que l’on parle de mon renouvellement de contrat. Ce n’est pas le moment. Il faudra peut-être y songer, il faudra peut-être se voir. Mais je n’y pense pas pour le moment. Je ne pense pas à mon cas personnel. Je n’en suis pas là. Je ne vais pas voir M. Le Graët (le président de la FFF, ndlr) parce qu’au mois de novembre, en ce qui concerne mon cas personnel, je n’ai rien à lui demander.

Vous n’êtes pas sans savoir que Nicolas Anelka est désormais sélectionnable…

Ce sont les textes qui font qu’il est sélectionnable. Je n’ai rien d’autre à ajouter. Visiblement, il doit beaucoup vous intéresser puisque vous avez fait beaucoup d’articles sur lui. Il vous intéresse beaucoup plus ce que qu’il ne m’intéresse moi.

Zinedine Zidane a émis le souhait de devenir un jour entraîneur : qu’en pensez-vous ?

Je n’ai pas changé d’opinion. Je le lui ai dit. Oui, il ferait un bon entraîneur. Si tu as envie d’entraîner, Zinedine, entraîne ! Après, quand on est Zidane, on ne peut pas entraîner le FC Mimosas. Il faut qu’un président lui fasse confiance, comme on m’a fait confiance. Un président qui lui fasse confiance, sans expérience. La connaissance du football, on sait qu'il l'a ! On n’a rien à lui apprendre sur ce plan-là, à Zinedine. Après, il y a l’aspect humain. Mais ça s’apprend. S'il veut le faire, qu'il le fasse. Il ne faut pas qu'il se pose de questions. Quand on se pose trop de questions, on ne le fait pas.