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Coupe du monde : l’Allemagne écœure encore la France

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Malgré un match remarquable, la France quitte la Coupe du monde au stade des quarts de finale, battue par l’Allemagne aux tirs au but ce vendredi (1-1, 5-4 tab). Les Bleues avaient ouvert le score par Necib, avant de se faire rejoindre sur un penalty tardif et sévère.

Et à la fin, l’Allemagne gagne. Encore. L’histoire se répète, plus cynique que jamais, tant l’équipe de France est passée près de sortir son éternel rival en Coupe du monde. Mais au final, ce sont bien les Allemandes qui se qualifient pour les demi-finales du Mondial canadien, à la faveur d’une victoire arrachée, en partie, sur un coup du sort (1-1, 5-4 tab). Un penalty « sévère », dixit l’ancien arbitre Joël Quiniou, pour une main décollée de Majri dans sa surface, sans intention, changeant la trajectoire d’un ballon loin du cadre. Cruel ? Sans aucun doute. Injuste ? Il y a débat. Et l’issue est sans appel. Une défaite aux tirs au but, alors que Thiney avait raté l’immanquable, à deux mètres du but vide, à la… 117e.

Les filles de Philippe Bergeroo avaient pourtant survolé jusque-là ce complexe historique né un soir sévillan de 1982. Les Bleues ont été meilleures, il n’y a rien à dire là-dessus. Elles avaient d’ailleurs prévenu. L’Allemagne a beau avoir un palmarès à faire frémir (sextuple championne d’Europe en titre, vainqueur de deux des trois dernières Coupes du monde), elles avaient leurs certitudes. Des certitudes gonflées par leurs probantes victoires face au Mexique (5-0) et la Corée du Sud (3-0). Et à la supériorité théorique des Allemandes, elles ont opposé leur jeu, leur pressing et leur enthousiasme. Impressionnantes dès le coup d’envoi, elles ont rétabli en 50 secondes à peine le rapport de force. Le temps pour Thomis de déborder côté droit et de caviarder Necib au point de penalty, qui manquait le cadre d’un rien.

Echec et larmes pour Lavogez

Une mise en bouche d’un premier acte dominé de la tête et des épaules par la France, dans le sillage d’une Thomis impossible à arrêter dans son couloir. Une, deux, trois, quatre… cinq situations très favorables pour les Bleues, qui n’ont trouvé le cadre qu’à deux reprises, en 14 tentatives. L’ouverture du score de Necib (64e), d’une frappe légèrement déviée de Krahn, semblait donc mettre à mal le scénario cousu de fil blanc qui veut qu’un manque de réalisme face à l’Allemagne ne pardonne jamais. La suite est connue. Une prolongation dominée, une balle de match ratée par Thiney, et les larmes de la jeune Lavogez, dernière tireuse française pour un échec qui coûte cher. Les Bleues ont été immenses. L’Allemagne a été elle-même. Et encore une fois, c’était un tout petit peu trop pour la France.

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