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Coupe du monde : Lloris veut « repousser les limites »

Hugo Lloris, le gardien des Bleus

Hugo Lloris, le gardien des Bleus - -

EXCLU RMC SPORT. A moins de six mois de la Coupe du monde, Hugo Lloris était l’invité de Luis Attaque ce mercredi. Le capitaine des Bleus fixe prudemment les objectifs au Mondial, en laissant simplement ouvert le champ des possibles.

Hugo Lloris, comment préparez-vous cette Coupe du monde ?

On l’a toujours dans un coin de notre tête. Ça va être une belle expérience à vivre et à partager avec ses partenaires. Mais la saison est encore longue. Il faut bien la gérer sur le plan individuel et repartir cet été.

Les supporters français ont quand même souffert...

Ce n’est jamais facile. Hormis les grandes nations qui ont un certain niveau et une certaine régularité, c’est vrai que le niveau est de plus en plus élevé. Il faut parfois se faire mal pour aller chercher les qualifications. C’est déjà très bien d’y être, mais il va falloir le confirmer dans la compétition.

Un groupe est-il né lors du match retour des barrages face à l'Ukraine ?

Ce qu’il s’est passé restera gravé dans les mémoires des joueurs. Ça reste aussi un bel évènement pour tous les Français. On a eu l’impression de le partager. Ça a été difficile ces dernières années avec la sélection. J’espère que c’est un nouveau point de départ et que ça nous permet de prendre conscience qu’il faut toujours être au maximum et donner le meilleur pour cette équipe.

Ce match peut-il créer quelque chose autour des Bleus ?

Dès qu’une grande compétition approche et que la France est qualifiée, il y a toujours le pays derrière. C’est ensuite à nous de faire ce qu’il faut sur le terrain. Le reste suivra. Beaucoup d’amoureux du football n’attendent que ça. On veut aller le plus loin possible, mais aussi partager une aventure humaine. Ça ne va pas être facile, mais c’est le niveau qui veut ça.

Au moment du tirage au sort (Equateur, Suisse, Honduras), vous avez été un des plus prudents. Est-ce par superstition ou parce que vous avez des doutes ?

Je n’ai pas de doute. On a quelques grands joueurs, beaucoup de très bons joueurs. On a un sélectionneur qui a des idées claires, précises, et un discours écouté. Tout fonctionne très bien. Ce qui est sûr, c’est que mentalement ou physiquement, on se préparera de la meilleure des manières. Ça sera à nous de la préparer et de ne pas la jouer avant.

« Le Brésil reste favori »

L'objectif reste malgré tout la première place du groupe, non ?

Ce serait l’idéal. Se qualifier est l’objectif principal. Je pense que le premier match peut conditionner le reste. Il ne faut peut-être pas voir plus loin. Sur des matchs à confrontation directe, ça peut ensuite aller très vite.

Que serait un bon parcours ?

On est avant tout des compétiteurs. On veut repousser nos limites. On ira avec beaucoup d’humilité. Il faudra avant tout prendre confiance pendant la compétition et j’espère monter en puissance. Il est difficile aujourd’hui d’annoncer un objectif clair et précis avec ce qu’il s’est passé avant.

Les Brésiliens sont-ils les favoris de cette Coupe du monde ?

En Europe, l’Espagne et l’Allemagne sont des prétendants. Le Brésil reste le favori, en tout cas le principal outsider des Espagnols, tenants du titre. Ils jouent à domicile et avec un pays qui pousse, ça risque d’être un adversaire redoutable. Il y a toujours des équipes comme l’Argentine, les Pays-Bas qui peuvent y prétendre.

Que représente le Brésil pour vous ?

C’est avant tout chargé d’histoire footballistiquement. C’est certainement le pays où le mot football signifie beaucoup. Il s’est passé tellement de choses. Et puis il y a cette culture et cette approche qui sont spécifiques au Brésil. Il y a tellement de talents.

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La rédaction