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Coupe du monde U17: ces quatre talents qui dynamisent l’attaque des Bleuets

L’équipe de France va défier le Brésil devant son public, ce jeudi à Brasilia (minuit, heure française), en demi-finale de la Coupe du monde U17. Un rendez-vous que les Bleuets abordent en pleine confiance, avec un quatuor d’attaque intenable depuis le début de la compétition.

Adil Aouchiche

Milieu de terrain. 17 ans. PSG.

C’est peut-être le plus brillant de la bande. Le plus prometteur en tout cas. Après avoir plané sur l’Euro U17 au printemps dernier, en terminant meilleure buteur du tournoi avec neuf buts (un record), Adil Aouchiche est en train de confirmer son énorme potentiel. Dans un registre de chef d’orchestre. En étant plus à l’origine des actions qu’à la finition. Le milieu de terrain du PSG a déjà délivré six passes décisives sur la pelouse Goiâna, au centre du Brésil (où s’est déroulé le début la compétition). Personne ne fait mieux dans ce Mondial.

"L’important, c’est d’être utile au collectif. Le fait que je marque moins ne me gêne pas du tout, explique le n°10 des Bleuets dans L’Equipe, avant de défier la Seleçao en demi-finale (ce jeudi à minuit, heure française). Ça prouve aussi que j’ai élargi ma palette, et que je peux aussi donner des bons ballons. Tant que je suis décisif pour l’équipe, ça me va."

Il n’a pas encore signé pro à Paris

Avec son immense qualité technique et sa tranquillité balle au pied, le natif du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), également buteur lors du carton contre l’Espagne en quart (6-1), donne l’impression de jouer comme un adulte dans une cour de récré. Thomas Tuchel l’a titularisé à Metz fin août, pour sa première apparition en Ligue 1 (0-2). Des discussions sont en cours pour la signature de son premier contrat professionnel à Paris. En attendant, les plus grands clubs lui font les yeux doux.

Isaac Lihadji

Ailier. 17 ans. OM.

Avec lui, le latéral adverse passe généralement un mauvais moment. Depuis le début de la compétition, Isaac Lihadji met le feu dans son couloir droit. En grande forme, l’ailier de l’OM dynamise l’attaque des Bleus grâce à ses qualités de vitesse et de percussion. Là où certains se contentent de passes faciles vers l’arrière ou sur le côté, le natif de Marseille est dans la prise de risque quasi-permanente. Toujours vers l’avant. Son goût pour le un-contre-un et ses capacités de perforation représentent un danger constant pour les défenseurs qu’il affronte. Avec deux buts et deux passes décisives dans ce Mondial, il est en train de se faire remarquer dans la moiteur brésilienne.

Un enjeu majeur pour l’OM

Lui aussi est suivi par de nombreux recruteurs. L’OM le sait bien et s’active pour lui faire parapher son premier contrat professionnel. C’est même devenu un enjeu majeur sur la Canebière, alors que le minot est déjà entré en jeu deux fois en Ligue 1 cette saison, à Dijon (0-0) et Amiens (3-1). Pas encore au Vélodrome. Mais ça ne saurait tarder.

Nathanaël Mbuku

Ailier. 17 ans. Stade de Reims.

A l’image de Lihadji de l’autre côté, il dynamite le couloir gauche de l’équipe de France. Auteur de quatre buts et deux passes décisives depuis le début du Mondial, Nathanaël Mbuku est particulièrement efficace sur le gazon brésilien. L’air humide de Goiâna lui réussit bien et le surdoué du Stade de Reims en profite. A l’image de son triplé retentissant face à l’Australie en 8es de finale (4-0). Au sein d’une attaque déchaînée (dix-sept buts en cinq matchs), le joueur du Stade de Reims (passé pro l’an passé) s'entend parfaitement avec ses coéquipiers. Et fait la différence grâce ses crochets en mouvement, ses passes précises et ses aptitudes de sprinteur.

Mbappé comme modèle

"Mon modèle, c’est Kylian Mbappé. Je m’inspire de ce qu’il fait, de sa vitesse, de ses dribbles, de sa malice aussi", expliquait-il récemment à L’Equipe. Celui qui a déjà disputé cinq matchs de L1, dont une titularisation face au PSG lors de la victoire au Parc des Princes fin septembre (0-2), est surtout ravi de faire partie d’une bande de potes qui partagent la même ambition. "Je pense qu’on peut gagner parce qu’on a réussi à créer une cohésion, à la fois sur le terrain et en dehors. On est comme une famille. On est comme une famille. On est sérieux quand il le faut mais on est aussi capables de s’amuser. C’est comme ça qu’on avance dans ce tournoi." Les Brésiliens, qui seront soutenus par près de 15.000 supporters dans le stade de Brasilia, sont prévenus.

Georginio Rutter

Avant-centre. Stade Rennais. 17 ans.

Il occupe la pointe de l’attaque des Bleuets au Brésil. Et autant dire qu’il se régale. Avec Aouchiche, Lihadji et Mbuku derrière lui, l’avant-centre du Stade Rennais ne manque pas de bons ballons à exploiter. Encore faut-il le faire correctement. Et Georginio Rutter y parvient sans forcer. Car le natif de Plescop (Morbihan) n’est pas le plus maladroit de la bande. Régulièrement surclassé depuis son plus jeune âge, il est aussi à l’aise du droit que du gauche, chose assez rare chez un n°9. Ultra précis dans le dernier geste, il peut s’ouvrir un angle de frappe à tout moment. Une ambidextrie qui fait de lui un attaquant particulièrement difficile à contenir.

Une mentalité exemplaire

Sans parler de sa qualité de contrôle et de remise, qui lui permet de combiner sans souci avec ses partenaires. Depuis le début de ce Mondial, il a déjà marqué à trois reprises, dont un but de la tête face aux Espagnols. Très apprécié au sein du vestiaire des Bleuets, Rutter a la réputation d’être un coéquipier modèle, toujours soucieux du collectif. Après avoir signé pro avec Rennes à l’été 2018, il n’a pas encore fait ses débuts en Ligue 1, même s’il était sur le banc face à Angers mi-août (1-0). Ce n'est qu'une question de temps.

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Rédacteur