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Domenech montre les dents

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L’ancien sélectionneur retrouvera la FFF le 14 avril, pour une audience de conciliation devant les Prud’hommes avec son ancien employeur. En attendant, il a décidé de s’entourer d’une société de communication de crise, pour gérer au mieux son image et reprendre l’initiative.

Ce mercredi, il aurait dû s’occuper des enfants de Boulogne-Billancourt, qu’il entraîne bénévolement depuis quinze jours. « Mais à cause de la neige, il n’a pas pu venir ! », glisse Jacques Migaud, le président du club boulonnais. Plus Raymond Domenech est présent dans les médias, plus ses sorties se font rares.
Car l’ancien sélectionneur fait encore parler de lui. Il sait désormais que son audience de conciliation devant les Prud’hommes avec la FFF a été fixée au 14 avril. Cette rencontre, obligatoire avant toute procédure aux prud’hommes, doit permettre aux deux parties de trouver un arrangement.
Raymond Domenech réclame 2,9 millions d’euros d’indemnités de licenciement et de préjudice moral. La FFF, qui l’a licencié pour faute grave, est bien décidé à ne rien lâcher. Autant dire qu’un accord est loin d’être trouvé.
Duchaussoy : « On reste sur notre ligne »
Surtout que Domenech a décidé de prendre sa défense en main et de le faire savoir. Il s’est adressé à une « société de gestion et de communication de crise » pour ne « plus voir son nom et son image instrumentalisés pour masquer les manquements des instances du football ».
La formule des avocats du sélectionneur, citée par l’AFP, vise directement la FFF. Une déclaration de guerre, ou au moins un premier assaut de la part de Domenech. Jusque-là plutôt discret dans sa communication, il n’a pourtant plus l’intention de cristalliser à lui seul les critiques consécutives à l’échec de la Coupe du monde.
« C’est son droit, estime Fernand Duchaussoy. Nous, on garde la ligne de conduite qu’on a toujours eue. Une ligne dure. » Le président de la fédération refuse d’en dire plus. Mais dans les locaux du boulevard Grenelle, les dents grincent. « Ça, c’est du pur Domenech, ajoute un membre de la FFF. Peut-être qu’il veut nous faire peur, jouer les épouvantails. Mais pour l’instant, il n’est pas notre priorité. »
La question de l’ex-coach des Bleus devrait pourtant être évoquée ce jeudi après-midi, à l’occasion d’un bureau fédéral exceptionnel. Ce ne sera sans doute pas le dernier.

Clément Zampa (avec Rodolphe Massé)