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Espoirs: "En D2 anglaise, tout va plus vite qu'en France" pour Mbeumo

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A 20 ans, Bryan Mbeumo vit sa première expérience à l'étranger à Brentford, qu'il a rejoint cet été en provenance de Troyes, passant de la deuxième division française au même niveau anglais. L'attaquant, à nouveau convoqué pour le rassemblement d'octobre avec les Bleuets, revient pour RMC Sport sur son choix de carrière et son adaptation avec les Espoirs.

Bryan, avec le recul, que retiens-tu de tes premières sélections Espoirs (face à l’Albanie et la République tchèque) ?

Ça fait plaisir de revenir encore une fois pour ce rassemblement d’octobre. Je ne retiens que tu positif de ces deux premières sélections. C’était un test pour moi de me confronter à cette sélection et aux joueurs qui la composent. C’était assez positif (but face aux Tchèques, NDLR)

Tu t’attendais à ce que ces premières sélections arrivent à ce moment-là ou as-tu été surpris ?

J’espérais y être forcément. Mais ça m’a surpris aussi parce que la sélection Espoirs, c’est quelque chose de grand. Je l’aborde comme il faut avec le plus d’humilité possible.

Comment as-tu vécu le fait de marquer à Troyes pour ton retour dans le stade de ton club formateur ?

C’était un bon retour aux sources. Cela fait énormément plaisir d’avoir pu rejouer à Troyes et d’avoir pu inscrire ce but devant ma famille, mes amis et mes anciens supporters.

Pour ceux qui t’ont découvert sur ces rassemblement de septembre, c’est quoi ton poste de prédilection ?

Je préfère jouer attaquant droit. A Troyes, j’ai évolué durant toute la deuxième partie de saison derrière l’attaquant. C’est un poste qui m’a vraiment plu. Jouer à gauche, ça ne me dérange pas, je l’ai fait en sélection face aux Tchèques, mais je me sens mieux à droite ou derrière l’attaquant.

Lorsqu’un nouveau joueur débarque en Espoirs, quelles sont les consignes du sélectionneur ?

De donner le maximum. Faire les efforts défensifs pour se mettre en confiance et ensuite, il demande de jouer relâcher dans les 30 dernières mètres. De laisser exprimer sa créativité.

Quel regard portes-tu sur la saison des Espoirs, qui s’ouvre avec les qualifications pour l’Euro, et l’échéance olympique l’été prochain ?

Toutes les compétitions internationales sont excitantes, surtout les JO parce qu’on n’a pas l’occasion d’y participer régulièrement. Chaque match mérite notre plus grand sérieux et à commencer par nos deux prochains (face à l’Azerbaïdjan et en Slovaquie, NDLR).

Qu’est-ce qui ça te fait d’appartenir à un tel réservoir de talent en France ?

C’est gratifiant de faire partie de cette génération. Mais du coup, il y a de la concurrence. Il faut se battre à chaque instant pour gagner sa place et surtout rester en sélection. Mais c’est un vraie fierté.

Tu es parti en D2 anglaise (à Brentford) lors du dernier mercato, as-tu un regret de ne pas avoir connu l’élite avec ton club formateur ?

C’est vrai que j’aurais bien aimé connaître la Ligue 1 avec Troyes, surtout qu’on a échoué aux portes de l’élite (en barrages). Il y a un sentiment d’inachevé. On revenait de loin quand même. On a fait une super saison collectivement, humainement, et là-dessus je ne regrette rien.

Tu étais observé par de nombreux clubs à l’intersaison, regrettes-tu que des clubs français t’aient raté ?

Non, j’ai pas de regret là-dessus. Ce qui doit arriver, arrive. Je suis très content d’avoir pu goûter au championnat anglais. De goûter un jour à l’élite française, ça ne sera pas de refus forcément. Mais je suis très content de mon choix.

Comment as-tu traversé cet été où tu as dû prendre une décision importante pour ton avenir ?

C’est sûr que ce sont des décisions compliquées. Ce sont des choix de carrière, comme on dit. Il faut se rassembler avec la famille, l’entourage pour prendre la meilleure décision possible. Mais je l’ai bien vécu. J’ai essayé de faire la meilleure préparation possible à Troyes pour être prêt rapidement. Cela s’est super bien passé.

Cela ressemble à quoi le niveau de la 2e division anglaise ?

C’est un championnat très relevé. Toutes les équipes cherchent à jouer, constamment. Il sont très présents dans l’impact physique, sur tous les ballons, les duels. C’est un football que j’aime bien. Tout va plus vite qu’en France. C’est beaucoup axé sur l’attaque. Le box to box est très représenté.

As-tu un plan de carrière précis ?

Oui, je sais où je veux aller. C’est important de voir jusqu’où on peut aller, se surpasser sur le terrain pour atteindre ses objectifs.

Du coup, la prochaine étape s’oriente davantage vers la Premier League ou la Ligue 1 ?

Maintenant que j’ai goûté au championnat anglais, le summum serait d’aller en Premier League, surtout si j’arrivais à monter avec Brentford. C’est sûr que la finalité, ce serait de jouer dans l’élite anglaise.

As-tu une idole, un modèle qui t’inspire ?

Oui, Eden Hazard. Depuis tout petit, j’ai toujours admiré ce joueur. Il a des qualités exceptionnelles. Sur le terrain, ça se voit quand il est là.

Sens-tu que le regard sur toi a changé ces derniers mois, entre ton départ pour l’Angleterre et tes premières sélections Espoirs ?

Pas vraiment. Je reste tranquille dans ma vie de tous les jours. Je suis un garçon calme humble. Je ne fais pas trop attention à ce qu’il se passe autour.

Loic Briley