RMC Sport

Fernandez : « J’ai envoyé ma lettre à la FFF »

-

- - -

Luis Fernandez a officialisé sa candidature au poste de sélectionneur des Bleus par un courrier adressé ce vendredi à la Fédération française de football (FFF). Il précise toutefois qu’il s’effacera en cas de concurrence avec Laurent Blanc ou Didier Deschamps.

Luis, avez-vous envoyé votre lettre de candidature au poste de sélectionneur de l’équipe de France ?
Elle est partie en recommandé avec accusé de réception ce matin (vendredi, ndlr). C’est une chose sérieuse. Quand la liste de noms est sortie, j’ai dit sur l’antenne de RMC que je faisais acte de candidature. J’ai lu dans Le Parisien que le président Jean-Pierre Escalettes l’attendait (la lettre, ndlr), eh bien il l’a maintenant ! Ensuite, il aura l’occasion, s’il le souhaite, de me convoquer, de me voir. J’ai un effectivement un projet, que je ne peux évidemment pas dévoiler en direct. Mais si demain, Laurent Blanc ou Didier Deschamps viennent à être pressentis, à s’engager ou à vouloir entraîner les Bleus, je me retire. J’accepterai sans problème qu’un Laurent Blanc ou un Didier Deschamps prenne l’équipe de France.

Cela veut-il dire que vous ne croyez pas qu’un des deux ait une chance de dire oui d’ici au 15 mai ?
Je ne me permettrai pas d’anticiper leur décision. Mais si Didier Deschamps décide de rester à Marseille et Laurent Blanc part dans un grand club, en regardant la liste, j’estime que j’ai une certaine légitimité.

« Si c’est Blanc ou Deschamps, je me retire »

Avez-vous été vexé de ne pas être dans cette première liste ?
Je n’en suis plus à être vexé. On a parfois besoin de dire des vérités, même si certaines personnes à la tête du football ne les acceptent pas. Je n’ai pas à me justifier mais seulement à avoir une certaine honnêteté et une certaine crédibilité.

Et une certaine envie aussi ?
Et l’envie, oui ! J’estime qu’on a rapidement fermé la porte aux joueurs de 1984 (champions d’Europe). Heureusement que ceux de 1998 ont parfois envie de s’exprimer et de prendre position. Il ne manquerait plus qu’on les mette aussi de côté... Parce que ceux qui sont aujourd’hui dans les instances ne devraient pas oublier ceux qui ont fait l’histoire du football français. Cela donne le droit de faire valoir certaines idées sur le football. Même si je sais qu’il y aura sûrement des commentaires…

Vous rendez-vous compte si cela vous arrivait ?
Pour mes 50 ans, ce serait beau (il les a eus le 5 octobre 2009, ndlr) !

La rédaction