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France-Turquie: accrochés, les Bleus doivent attendre pour se qualifier

Malgré l'ouverture du score en seconde période de l'inévitable Giroud, dans une rencontre globalement dominée, la France n'a pas réussi à battre la Turquie, ce lundi soir à Saint-Denis (1-1), et n'a donc pas encore décroché son billet pour l'Euro 2020. Point positif: le match s'est tenu dans une ambiance relativement saine.

C’était une soirée dont on ne savait pas trop ce qu’elle allait nous réserver. Ni sur le terrain, ni en dehors. Finalement, ce France-Turquie, ce lundi soir au Stade de France, s’est résumé à un simple match de foot. Un match de foot correct, loin de toutes les considérations géopolitiques. Mais une rencontre qui n'a malheureusement pas souri aux hommes de Didier Deschamps: en faisant nul contre les co-leaders du groupe H (1-1), malgré une domination assez nette, les Bleus n'ont pu décrocher à domicile leur billet pour l'Euro 2020 et devront "finir le travail" en novembre, face à la Moldavie ou l'Albanie.

Giroud, presque héros

Toujours privé de N'Golo Kanté, Didier Deschamps avait aligné ce lundi un 4-2-3-1 un peu recomposé, avec une paire Tolisso-Matuidi en milieu, Sissoko sur l'aile droite, Coman sur l'aile gauche, Griezmann en dix, et surtout Ben Yedder en pointe. On ne peut pas dire que ce dernier, trop discret face à un bloc turc regroupé, ait vraiment marqué des points avant sa sortie à la 72e. En fait, le danger est souvent venu de Coman, très en jambes, ou de Griezmann. Ce sont surtout des combinaisons entre les deux qui ont permis à la France de se procurer quelques occasions dangereuses dans une première période à sens unique, et qui ont poussé le gardien Mert Günok à s'employer (17e, 21e, 25e).

Le portier turc a en revanche été bien plus tranquille après la pause. Jusqu'à la 72e, donc, et l'entrée en jeu d'Olivier Giroud à la place de Ben Yedder. Déjà buteur en Islande vendredi dernier, l'attaquant de Chelsea s'est montré décisif sur l'un de ses premiers ballons: sur un corner de Griezmann à la 76e, il s'est élevé plus haut que tout le monde pour décroiser une jolie tête, inscrire son 38e but en bleu, et offrir alors la qualification aux siens. Malheureusement, ce n'était que temporaire...

Déjà alertée plusieurs fois depuis la reprise, notamment sur une frappe de Yilmaz (60e), la défense tricolore a fini par craquer sur la spécialité turque: les coups de pied arrêtés. A la la 82e, Ayhan a repris au deuxième poteau un long coup franc de Calhanoglu, pour arracher le nul et entretenir le suspense dans une poule où rien n'est encore joué...

Pas de vainqueur, mais pas de débordements

La France n'a pas gagné, donc, mais le sport, oui. Malgré la présence de 40.000 supporters turcs dans les tribunes du Stade de France, et un contexte international particulier – l’offensive de l’armée turque contre les Kurdes en Syrie a été dénoncée par Emmanuel Macron – qui pouvait laisser craindre quelques débordements, la rencontre s’est déroulée dans une ambiance relativement saine.

Arrivés tôt à Saint-Denis, les fans rouge et blanc se sont mélangés aux amoureux des Bleus, aussi bien en dehors que dans les gradins de l’enceinte. Et si Steve Mandanda et les siens ont été accueillis par quelques sifflets à l’échauffement, la Marseillaise a elle été parfaitement respectée, et même applaudie par une bonne partie du stade. Et les saluts militaires de quelques joueurs turcs sur l'égalisation n'ont pas suscité de réactions particulières. Comme quoi…

CC