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France-Ukraine : l’exploit d'une vie ou la honte éternelle

Franck Ribéry

Franck Ribéry - -

Battue vendredi à Kiev (2-0), l’équipe de France est condamnée à l’exploit lors du barrage retour, ce mardi au Stade de France (21h). Car en cas d’échec, les Bleus manqueraient le Mondial et plongeraient dans la crise.

C’est un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Celui d’une Coupe du monde où l’équipe de France manque à l’appel. Deux décennies après le Mondial américain (1994), qui succédait déjà à une Coupe du monde sans Bleus quatre ans plus tôt en Italie, l’équipe de France n’a pourtant jamais été aussi proche de manquer la grande fête du football mondial. La faute à une prestation indigente vendredi à Kiev, en barrage aller face à l’Ukraine. Battus logiquement (2-0), les hommes de Didier Deschamps ont hypothéqué une grande partie de leurs chances de voir le Brésil l’été prochain et se sont eux-mêmes condamnés à créer un exploit majeur, ce mardi, au Stade de France (21h).

« Après une telle frustration, il y a eu une remise en cause. On a conscience de la situation. On va tout mettre en œuvre pour réaliser un exploit, il n’y a pas d’autres mots », a lancé un Hugo Lloris au visage très fermé en conférence de presse. Pour tenter de décrocher une victoire qui rentrerait dans l’histoire du foot tricolore, Didier Deschamps a décidé de revoir sa copie et pencherait plutôt pour un 4-3-3, avec cinq changements par rapport au onze qui avait débuté à Kiev. Koscielny (suspendu), Abidal, Nasri, Rémy et Giroud sortant au profit de Varane, Sakho, Cabaye, Valbuena et Benzema. Un changement salutaire ? « Par rapport à ce que le match représente, il faudra unir toutes ses forces, mentales et physiques. Je suis sûr que les joueurs répondront présents », assure le sélectionneur français.

Les Bleus l'ont fait en 2012

Abattus dans les couloirs du stade olympique de Kiev, les tricolores semblent avoir tourné la page et ont affiché, au cours des trois derniers jours, des mines déterminées, martelant qu’ils étaient prêts à aller au combat. Optimisme de façade ou vraie rébellion ? « Il n’y a pas de mots pour qualifier notre volonté. Il faudra la prouver en agissant, lâche Lloris. Il y a énormément de qualité et je pense qu’on a l’état d’esprit de revanchards. On a pris une claque, une gifle. Quand on est dos au mur, il faut affronter la réalité, l’opposition. On sera tous prêts. »

Les raisons d’y croire sont toutefois minces. Car si l’Ukraine a déjà été battue deux fois au Stade de France (0-1 en 2004, 0-2 en 2007), la sélection de Mikhaïl Fomenko est invaincue en déplacement depuis six matchs et reste sur quatre succès consécutifs hors de ses bases. Et alors qu’il faut que les Bleus trouvent au moins deux fois la faille en 90 minutes, les Ukrainiens possèdent une défense très imperméable (730 minutes sans prendre de but, série en cours). Petite pointe d’espoir tout de même pour Franck Ribéry et ses coéquipiers : la France est la dernière équipe à avoir inscrit deux buts aux Jaune et Bleu, lors de la phase de poule de l’Euro 2012 (2-0). Pour voir le Brésil autrement qu’en touristes, les Bleus n’ont d’autre choix que de rééditer cette performance. Au minimum.

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AA avec JS et J.Re