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Gignac : « On aurait pu faire mieux »

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Pour sa première titularisation en équipe de France face aux Féroé mercredi, André-Pierre Gignac a ouvert son compteur en Bleu. Au-delà de sa satisfaction personnelle, l’attaquant du TFC revient pour nous sur cette victoire étriquée.

André-Pierre Gignac, comment avez-vous vécu la rencontre de mercredi face aux Îles Féroé ? On a eu l’impression de voir un match face à une défense verrouillée…
C’était exactement ça : un bunker à l’arrière. Devant, il y avait un garçon qui courait beaucoup en cherchant à obtenir des fautes pour avoir des coups francs dangereux. Au-delà de ça, je pense qu’on a maîtrisé le match. On a peut-être eu un petit problème d’efficacité, mais en même temps il y avait toujours une tête, une cuisse, un poteau, ou encore le gardien pour détourner nos frappes. Ça aurait été bien de marquer plus de buts, mais avoir les trois points reste le plus important.

On a eu aussi l’impression que l’équipe a manqué d’envie…
Non, je ne trouve pas. On a été conquérant, on a été de l’avant. On a fait beaucoup d’efforts, on a eu beaucoup d’actions qui se sont concrétisées par quatorze tirs. Il y avait de l’envie, l’envie de réussir un match sérieux.

Vos déplacements ont été très intéressants hier soir. Cela a souvent été dangereux quand vous partiez sur les côtés…
J’essaye de varier mon jeu. J’aime bien faire des appels sur les côtés, m’excentrer pour repiquer, et frapper ou centrer.

Ce matin quand vous lisez dans la presse des phrases comme « Gignac, le sauveur des Bleus », ça vous fait quoi ?
Je l’ai dit à maintes reprises. Tout ce qu’on me donne en équipe de France, je le prends avec beaucoup de cœur. Je me donne toujours à fond pour mes co-équipiers. On représente la nation. L’équipe de France, c’était mon rêve. Donc quand je suis sur le terrain avec le maillot Bleu, je ne peux rien faire d’autre que courir et me donner à fond.

Les supporters ne sont pourtant pas totalement rassurés pour la qualification à la Coupe du Monde 2010…
On reçoit la Roumanie, ensuite on va en Serbie. On sait que ce seront des matches très importants avec trois points à prendre à chaque fois. Mais là, il nous manquait Thierry Henry (blessé), Ribéry n’était pas à 100%, et la plupart des joueurs sont encore en phase de préparation. Honnêtement je ne me fais aucun souci.

Mais au-delà de la victoire de mercredi, on espérait aussi la manière pour soigner le goal-average. Ne pensez-vous pas que vous auriez pu faire mieux face aux Féroé ?
Je le pense aussi, mais honnêtement l’équipe des Féroé a joué avec un courage hors norme. Ils se jetaient et donnaient tout ce qu’ils avaient. Le terrain n’était pas facile en plus... Il ne faut pas oublier que les Féroé n’ont pas perdu par plus de deux buts d’écart cette année, en n’encaissant que sept buts au total. L’Autriche est allée faire un match nul là-bas, et la Serbie ne s’est imposée que dans la dernière demi-heure… Ce n’est vraiment pas une équipe facile à manœuvrer à domicile.

Maintenant que le compteur est ouvert avec l’équipe de France, reste à trouver le chemin des filets en championnat cette saison ?
Oui, j’ai eu quelques situations dangereuses à Monaco (défaite 1-0), mais Ruffier (le gardien monégasque) a fait un grand match. Il faut absolument qu’on prenne les trois points pour ce premier match à domicile (face à Saint-Etienne samedi). De mon côté, j’essaierai d’être décisif pour mon club.

La rédaction - Coach Courbis