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Gignac : « Rester à Toulouse n’est pas une punition »

L'attaquant toulousain veut faire une grande saison avec Toulouse et les Bleus.

L'attaquant toulousain veut faire une grande saison avec Toulouse et les Bleus. - -

En exclusivité, l’attaquant toulousain, qui pourrait connaître sa première titularisation avec les Bleus mercredi aux Féroé, évoque ses nouvelles ambitions pour la saison et revient sur le feuilleton estival de son transfert manqué à Lyon.

Comment abordez-vous ce match aux Féroé ?
Il ne faudra pas le prendre à la légère. On doit se rendre le match facile dès le début et prendre impérativement les trois points. C’est une rencontre un peu piège compte tenu de l’environnement et du stade où nous allons jouer. D’autant que c’est une équipe qui défend bien.

Comment vous situez-vous désormais avec les Bleus ?
Je suis toujours aussi honoré et surpris d’être avec cette équipe. Je reste dans cet état d’esprit là. Je ne me pose pas trop de questions. J’ai toujours une petite boule au moment de l’annonce de la liste. A moi de rester performant avec mon club et avec les Bleus quand on me donne du temps de jeu pour revenir le plus souvent possible.

Avez-vous hâte d’être enfin lancé en tant que titulaire ?
Si on fait appel à moi, je répondrai présent. Mais il faut être patient. Je dois encore continuer à travailler. Je n’ai que 23 ans. Je suis encore novice avec l’équipe de France. Je prends ce que je peux pour continuer à progresser. L’objectif est d’aider l’équipe à se qualifier pour la prochaine Coupe du Monde. C’est une échéance importante. C’est très excitant. Je me dois vraiment d’être bon avec mon club si je veux continuer mon aventure avec les Bleus.

Vous n’êtes pas sans savoir que vous êtes très attendu cette saison ?
Oui, je me dois de confirmer. Tout le monde le sait. C’est excitant. Cela me plaît. Mais je reste le même. Je n’aime pas me projeter dans l’avenir même si j’ai des ambitions. Je vais continuer à donner le meilleur de moi-même sur un terrain. Après, il faut un peu de réussite. Je reste confiant. J’ai tout pour réussir à Toulouse.

Comment qualifiez-vous désormais vos relations avec vos dirigeants à Toulouse ?
Franchement, tout va bien. Tout est clair. Quand Lyon s’est manifesté cet été, je suis allé en discuter directement avec mon coach, Alain Casanova. C’est à lui que je me suis livré en premier. Je voulais lui parler de l’intérêt de Lyon et du fait que ce challenge me plaisait. Mais je lui ai dit aussi que j’avais le cul entre deux chaises car si j’ai prolongé à Toulouse en janvier dernier, ce n’était pas pour rien. J’avais prolongé avec le cœur. A Lyon, c’était plus le sportif qui parlait. Mais mon coach et mon président (Olivier Sadran) ont mis le véto à mon départ. Ils ont tenu jusqu’au bout. C’est aussi une marque d’affection. Cela prouve que le club tient à moi. Ce n’est pas une punition de rester à Toulouse, bien au contraire.

A Lyon, vous auriez eu plus de pression qu’à Toulouse. Cela a-t-il pesé dans votre réflexion ?
Disons qu’à Lyon, il y aurait eu une période d’adaptation supplémentaire. A Toulouse, je connais la maison. Je m’entends bien avec tout le monde. Je ne suis pas allé au bras de fer avec mes dirigeants. Je ne voulais pas que mon image en prenne en coup et surtout décevoir les gens de Toulouse. J’espère que l’on va faire encore une belle saison et que l’on ne se reposera pas sur nos lauriers.

Que retenez-vous de ce feuilleton ?
Mon président Olivier Sadran m’a dit que s’il ne me laissait pas partir, c’est parce qu’il estimait que Lyon n’était peut-être pas assez grand pour moi. Cela m’a touché. J’espère qu’il aura raison.

Le président Aulas a dit que vous restiez un objectif pour Lyon la saison prochaine...
C’est touchant aussi venant d’un grand club comme Lyon. Mais pour cela, je vais devoir réaliser encore une belle saison.

Quels sont vos objectifs personnels cette saison ?
Déjà, je pense que ce sera difficile de marquer autant que la saison dernière (24 buts, ndlr). Même moi, j’ai été à moitié surpris. Comme je l’ai dit, je prends les matches les uns après les autres. L’important est de rester dans la même dynamique que la saison dernière.

La rédaction - Marc Benoist