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Giroud : « Je jouis d’une autre crédibilité »

Olivier Giroud

Olivier Giroud - -

Auteur d’un doublé contre l’Australie (6-0) pour sa 2e titularisation d’affilée seul en pointe de l’attaque française, Olivier Giroud s’est révélé être plus qu’une doublure de Benzema. Le Gunner a peut-être même inversé la hiérarchie.

Olivier, qu'est ce qui a changé en un match contre l'Australie et une période contre la Biélorussie ?

On a marqué 6 buts hier (vendredi, ndlr). C’est la raison qui fait que j’ai un sourire aujourd’hui. Et je ne veux pas vous mentir, je souris également parce que j’en ai mis deux en une mi-temps. On a savouré cette victoire. Il y a eu beaucoup de positif. On est dans la continuité de ce qu’on a vu en Biélorussie (victoire 4-2) avec beaucoup d’enthousiasme, de volonté de bien faire. C’est sur quoi on va être jugé lors des prochains matches. Il faut s’habituer à adorer la victoire et haïr la défaite. J’espère qu’on saura se retrouver sur une bonne lancée.

La prestation de votre équipe est-elle un soulagement ?

On est très satisfait de ce qu’on a montré et de marquer des buts. Il faut continuer et ne pas se gargariser. Ce n’était qu’un amical. En tout cas, j’ai grande confiance en cette équipe. C’est quand on est le moins attendu qu’on est les meilleurs. J’ai beaucoup d’espoir.

Dans un entretien à France Football, vous aviez été plutôt revendicatif. En avez-vous parlé avec Karim Benzema ?

Revendicatif, je ne suis pas d’accord. L’équipe de France ne se revendique pas. J’avais l’ambition de gagner du temps de jeu. Il ne faut pas confondre les deux. Je ne voulais pas passer pour celui qui réclamait quoi que ce soit ou qui n’était pas content. J’ai simplement pensé que c’était légitime de dire que je voulais jouer plus. On n’en a pas parlé avec Karim. Il n’y a pas à en parler. Mais s’il veut en parler, on en parlera tout naturellement. Je n’ai pas de problème avec lui. Ça m’a fait plaisir qu’il marque hier. On s’est mutuellement félicité dans le vestiaire. J’aime cette relation qu’on peut avoir. C’est tout bénéfice pour l’équipe de France si deux attaquants sont à leur meilleur niveau, se tire la bourre.

« Je n'ai pas tant galéré que ça »

La concurrence a-t-elle toujours été saine ?

Ça fait maintenant deux ans que je suis en équipe de France. J’ai eu la chance de m’exprimer en tant que titulaire. J’ai toujours été très patient, tout comme au long de ma carrière. Je suis fier du comportement que j’ai eu. J’ai été patient et je le serai encore. Je n’ai pas tant galéré que ça. Je savais que j’aurais la chance de m’exprimer sur le terrain. Ce jour est arrivé. Je comprends qu’on ait laissé sa chance à Karim, peut-être plus qu’à un autre. C’est un attaquant talentueux, on le sait tous. Je n’ai pas eu de problème avec ça, ne vous en souciez pas.

Finalement, on a le sentiment que c'est l'un ou l'autre...

On a marqué 10 buts avec une pointe. Le constat est là. Aujourd’hui, je suis un menteur si je dis que nous sommes meilleurs en 4-4-2. Je n’ai pas envie de dire « c’est l’un ou l’autre » car c’est un peu radical. Le coach nous dit que c’est évolutif. Karim a d’autres qualités que les miennes, il reste un attaquant du Real Madrid. On aura besoin de lui, de moi et de tous les attaquants pour les Bleus. Ce n’est pas moi qui fais l’équipe, mais les constats sont là. Mais peu importe les joueurs. On peut évoluer en 4-3-3 avec Karim et moi.

Le fait d'être dans un grand club européen vous a-t-il servi ?

Quand je suis arrivé ici, je jouais à Montpellier. Je suis arrivé sur la pointe des pieds. C’était nouveau pour moi. J’avais l’ambition d’y revenir. La suite logique, c’est la progression. Je gravis encore les étapes. Aujourd’hui, en étant à Arsenal et en marquant des buts, je jouis d’une autre crédibilité. C’est un avantage, c’est sûr.

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La rédaction