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Henry : « Féroé ou Serbie, c’est un combat »

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Ennuyé depuis le début de la saison par des ennuis physiques, Thierry Henry se dit prêt à aller au combat. Le capitaine des Bleus estime que la France a encore quelques chances de se qualifier directement au Mondial 2010.

Thierry Henry, comment vous-sentez avant le match contre les Féroé ?

Ça va. J’ai toujours l’impression d’être dans un début de saison. J’ai encore quelques petits pépins physiques mais je suis prêt à aller au combat.

Le match de Guingamp en sera-t-il un ?

Ils le sont tous ! Féroé ou Serbie, peu importe, c’est un combat.

La France rencontre un grand succès auprès du public breton…

Ça arrive assez souvent. Par le passé, on a joué à Saint-Etienne, Sochaux, Rennes. C’était agréable à voir mais ce n’était pas une surprise.

Vu l’importance de ces derniers matches qualificatifs, vous devez en être satisfait…

Oui, mais après, sur le terrain, il ne faut pas non plus attendre le soutien du public. Comme je le dis à chaque fois, ça passe d’abord par nous. Mais c’est vrai que lorsqu’on est arrivé à Lannion en début de semaine, c’était extraordinaire de voir l’engouement du public breton.

Comment l’équipe de France va-t-elle jouer sans Franck Ribéry et Yoann Gourcuff ?

Sans eux, c’est différent, c’est sûr. Ce sont des joueurs qui aiment jouer à leur rythme, qui aiment faire jouer l’équipe. Maintenant, à nous d’animer tout ça, de nous créer des occasions et de les mettre au fond.

On vous verra probablement plus repiquer dans l’axe…

Comme j’essaie de le faire en général, que ce soit contre la Serbie, la Roumanie… ça ne change pas grand-chose en fait.

On a l’impression que le sélectionneur, Raymond Domenech, est beaucoup plus détendu...

Au quotidien, vous ne le voyez pas comme ça. Il est toujours pareil, toujours aussi chambreur (il pouffe).

Que vous inspirent les Féroé ?

Cette équipe n’a pas perdu par plus de deux buts d’écart depuis le début des éliminatoires. Elle ne sera pas facile à bouger. On a pu le faire par le passé, alors j’espère qu’on pourra le reproduire.

L’équipe de France a du mal à marquer des buts actuellement. Avez-vous travaillé ce secteur plus spécifiquement cette semaine ?

On travaille toujours de la même façon. On fait exactement ce qu’il faut pour préparer un match de haut niveau. Après, malheureusement, ça ne sourit pas toujours, par manque d’adresse, de confiance ou parce que l’équipe en face joue bien.

Songez-vous déjà, dans un coin de votre esprit, à disputer les barrages ?

Non. La déception sera de ne pas se qualifier pour la Coupe du Monde. Pour l’instant, il nous reste 20 % de chances de qualification directe. On se concentre là-dessus. Il y a pas mal d’équipes qui sont passées par les barrages et qui sont allées loin ensuite. Certaines ont même gagné des compétitions...

La rédaction