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Julien Escudé : « Henry a juste demandé une explication… »

Le défenseur central du FC Séville donne sa version des faits de la fameuse « réunion de Clairefontaine ».

Le défenseur central du FC Séville donne sa version des faits de la fameuse « réunion de Clairefontaine ». - -

Très critiqué après France-Roumanie (1-1), le défenseur international du FC Séville évoque son statut en équipe de France et donne sa version, un brin agacée, de la fameuse « réunion de Clairefontaine ».

Julien, comment abordez-vous les deux prochains matchs des Bleus face aux Féroé et à l’Autriche ?
Avec confiance et sérénité. Les deux derniers matchs ont été décevants sur le plan comptable mais assez positifs sur le contenu. En ce qui concerne le match des Féroé, j’espère que cela sera une belle fête à Guingamp, avec du spectacle et des buts. J’espère que cela nous donnera un petit coup de pouce en plus question confiance. L’Autriche sera une opposition plus rude et coriace. Il nous faudra la victoire, tout en évoluant, au niveau du jeu, dans la lignée de ce que nous avons réalisé contre la Roumanie et en Serbie.

Gardez-vous l’espoir d’accrocher une qualification directe au détriment de la Serbie ?
Sincèrement, il nous reste très peu de chances. Mais il faut attendre les résultats des Serbes. La logique voudrait que l’on termine deuxième et que l’on dispute les barrages. Mais on peut avoir aussi une bonne surprise. On garde un petit espoir quand même. Il faut donc gagner nos deux prochains matchs pour ne pas être déçus si les Serbes venaient à perdre des points.

Comment avez-vécu les critiques à votre égard après le match contre la Roumanie, où vous avez notamment marqué contre votre camp ?
J’ai fait abstraction car j’étais encore dans le groupe. Au niveau des critiques, je préfère écouter celles de mon entraîneur. Et je n’en ai pas spécialement reçu. Avec du recul, je n’ai pas de regrets par rapport à ce match. On n’a pas été débordé plus que ça. A titre personnel, j’ai été victime d’un acte de jeu. Cela fait partie du foot. C’est malheureux et cela nous a couté deux points. Mais je continuerai à me battre comme un chien dès que j’aurai l’opportunité de jouer pour cette équipe de France.

Où vous situez-vous dans la hiérarchie des défenseurs centraux ?
La hiérarchie est basée sur la compétitivité et l’expérience des joueurs. Un joueur comme William (Gallas), vu son expérience du haut niveau, me semble un élément essentiel. Je le vois mal être sur le banc un jour. Il ne faut pas oublier ça. Après, il reste une place à ses côtés. Chacun a ses qualités que ce soit moi, Sébastien (Squillaci), Eric (Abidal) ou encore Jean-Alain (Boumsong) et Philippe (Mexès). On fait partie d’un groupe. Le sélectionneur essaie de trouver à chaque fois la paire la plus efficace possible. Ce n’est pas évident. Je me considère pas plus titulaire ou remplaçant qu’un autre. J’ai des arguments à faire valoir.

Avez-vous été surpris par l’ampleur prise par les révélations autour de cette fameuse réunion entre les joueurs et le sélectionneur la veille de France-Roumanie ?
Sincèrement, j’ai été surpris que cela prenne une telle ampleur. Nous sommes avant tout une équipe et il faut que l’on communique entre nous. On peut se dire les choses quand on en a besoin. On n’a pas besoin de passer au journal de 20 heures pour s’exprimer parce qu’on a dit quelque chose à son entraîneur. Des réunions collectives où il y a des explications d’un entraîneur, il m’est arrivé d’en avoir avec mon entraîneur, à Séville hier ou avant-hier. Thierry (Henry) est notre capitaine. Il est le représentant des joueurs. Il n’a pas compris un aspect tactique. Il a juste demandé une explication. Cela s’est transformé en affaire d’Etat de l’équipe de France sur une explication tactique du jeu de l’équipe de France. Il faut arrêter. Tout cela a été un peu transformé et grossi de telle sorte que les joueurs soient à l’encontre du sélectionneur. Mais on a tous le même objectif : Défendre chèrement le maillot bleu et se qualifier pour la prochaine Coupe du Monde. Il faut arrêter de chercher des broutilles au sélectionneur parce qu’il fait si ou ça.

La rédaction - Marc Benoist