RMC Sport

Koscielny, le patient français

Laurent Koscielny

Laurent Koscielny - -

Le défenseur central d’Arsenal a connu vendredi face aux Etats-Unis (1-0) la première sélection de sa carrière en équipe de France. Le Gunner, satisfait de sa prestation, revient sur son parcours atypique

La patience n’est pas le moindre de ses qualités. A 26 ans déjà, Laurent Koscielny a enfin ouvert son compteur en Bleu. Appelé en février pour le match amical face au Brésil, il était resté dans les tribunes du stade de France. Neuf mois cahoteux plus tard, le défenseur central d’Arsenal a enfin porté le maillot bleu, avec fierté et sérieux.

Laurent Koscielny a rendu une copie propre, comme souvent, en s’appuyant sur ce qui fait sa force : « Je ne suis pas un monstre physique comme Adil (Rami) ou Philippe Mexès. Je compense par un bon sens de l’anticipation », avoue-t-il. Une seule frayeur a émaillé ses premiers pas tricolores, un accrochage coupable sur Altidore en pleine surface (20e) qui aurait dû être sanctionné d’un penalty. A part ça, il fut propre, solide et finalement ravi. « On m’a fait confiance et je pense avoir réalisé une bonne prestation. J’ai pris confiance au fil du match », dit-il sobrement.

« Chacun son parcours »

Son style plaît à Laurent Blanc, comme il a convaincu Arsène Wenger à l’été 2010. « Avec les Bleus, on a la même philosophie de jeu qu’à Arsenal. Mais je n’ai connu que ce type de jeu depuis mon passage à Tours », révèle-t-il. Le National avant l’international. Il y évoluait aux côtés d’Olivier Giroud, qui a lui aussi fêté sa première cape contre les Etats-Unis : « Avec Laurent, c'est comme si on s'était donné rendez-vous trois ans après Tours. Ça prouve que rien n'est figé et qu'avec un peu d'obstination, tout peut arriver », rappelait après match l’attaquant de Montpellier.

Encore moins aujourd’hui qu’il a décroché l’un de ses rêves, le Corrézien ne regrette aucun de ses choix : « Chacun son parcours ! Certains sont programmés pour devenir pro, d’autres comme moi ont besoin de passer par d’autres chemin, de s’épanouir dans des championnats de niveau inférieur, comme moi à Tours. J’y ai trouvé du temps de jeu, j’ai pris confiance en moi. C’était pareil à Lorient puis à Arsenal », raconte-t-il. La route jusqu’à cette première consécration en bleu a été longue et tortueuse. Laurent Koscielny n’est pas du genre à se croire arrivé pour autant : « Il reste beaucoup de chemin pour aller à l’Euro », souffle-t-il. Ce sera en Ukraine et sur les terres de ses ancêtres, la Pologne, qui l’avait courtisé avant que Blanc ne l’appelle. Un autre choix courageux qu’il ne regrette pas.