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La DTN au cœur du mandat

Noël Le Graët

Noël Le Graët - -

Sitôt élu à la présidence de la FFF, samedi, Noël Le Graët a affiché sa farouche volonté à remettre sur pied la Direction technique nationale, ébranlée par l’affaire des quotas. Il s’agira de la première mesure du mandat du futur ex-président de Guingamp.

La passation de pouvoir

Noël Le Graët savoure son élection avec sa famille et ses amis dans sa ville, Guingamp, qu’il a rejointe samedi soir, peu après son élection. Un retour aux sources express puisque le nouveau président de la FFF sera de retour à Paris dès lundi pour participer au Conseil d’administration et acter le passage de témoin. Il a d’ailleurs prévu d'appeler très longuement Fernand Duchaussoy pour gérer au mieux la passation de pouvoir. Mardi, le futur-ex président de l’En Avant Guingamp sera à la Fédération pour rencontrer plusieurs cadres (et notamment tous les entraineurs nationaux des équipes U16, U17, U18, U19, U20).

Une DTN à rebâtir

C’est LE chantier prioritaire de Le Graët. Après l’affaire des quotas qui a ébranlé l’instance et son ancien président Fernand Duchaussoy, le nouvel homme fort de la FFF veut rétablir un ordre de marche. Avec comme objectif : avoir une DTN fonctionnelle le 15 septembre prochain. Joël Muller, directeur technique du FC Metz et président de l’UNECATEF (syndicat des entraîneurs) sera le chef de file de cette mission. Il réalisera un audit interne pour évaluer les changements à apporter. « Joël est chargé de mettre en place un groupe d’une dizaine d’anciens joueurs et entraîneurs qui pourront nous apporter leur conseil, a expliqué Le Graët après sa victoire. J’ai pris un ancien entraîneur élu par ses pairs. Il pourra se renseigner et me faire une proposition qu’on retiendra sûrement. » Le cas de François Blaquart, le DTN à l’origine de l’affaire des quotas, ne sera pas réglé dans la précipitation. Ce dernier, qui avait écopé d’un avertissement, sera fixé sur son sort à la prochaine rentrée. Il sera toujours à la direction technique cet été. 

Une administration réorganisée

Le changement du mode d’élection va entraîner de la nouveauté dans la gouvernance. « L’exécutif c’est dix personnes, rappelle Le Graët. J’attends que les dix prennent des décisions. L’administration fédérale est au service et je vais surement réorganiser légèrement. » Le Graët sera bénévole alors que quatre personnes du comité exécutif pourront être rémunérées. Bernard Desumer est le nouveau vice-président, Brigitte Henriques devient secrétaire générale et Denis Trossat s’occupera de la trésorerie. « Si je suis élu, quand on me posera une question, je ne répondrai pas : ‘Je ne suis pas au courant’ », assurait pendant la campagne le Breton, prenant le contre-pied de prédécesseurs jugés dépassés par la fonction et les responsabilités. Il sera pris au mot.