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La France s'incline 2-0 face à l'Argentine

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Comme en 2007 au Stade de France, les Bleus ont plié face à l'Argentine sur des buts de Guttierez (40e) et Messi (82e), mercredi à Marseille, en match amical.

La France a bien entamé la rencontre grâce à un gros pressing, lui permettant de dominer territorialement une grande partie de la première période. Ribéry (7e), Henry (10e, 31e), et Anelka (28e), a l'occasion de transformer cette emprise au tableau d'affichage, mais c'est l'Argentine, qui profite d'un duel perdu de Sagna avec Guttierez pour planter un couteau dans le dos des Tricolores (40e, 1-0). Au retour des vestiaires, Raymond Domenech a eu beau mettre en garde ses joueurs contre la tentation de se désunir, c'est ce qui s'est passé, les Français perdant leur sang froid avec de nombreuses échauffourées entre les deux équipes. Le seconde période est nettement moins enlevée, les Bleus manquant de liant et d'impact, et ce n'est pas la belle frappe de Gourcuff au-dessus du cadre (63e) aux termes d'un beau mouvement collectif, qui va changer quelque chose. Pas plus que la rentrée de Benzema à la place d'Anelka (65e), sous les sifflets du public marseillais. L'Argentine porte le coup de grâce par son petit génie, Lionel Messi, qui hypnotise toute la défense tricolore (depuis Gourcuff jusqu’à Mexes, Sagna et Abidal), avant de crucifier le portier de l'OM (83e).

La bronca tombe alors des travées du Vélodrome, et l'on peut entendre les appels à la démission de Domenech comme aux plus belles heures de l’après Euro 2008... Le public de la 2e ville de France était derrière la Marseillaise au début de la soirée, mais derrière le tango argentin 2 heures plus tard. Dur, dur...

L'équipe de France, qui n'avait plus perdu à Marseille depuis 1960, commence l'année 2009 par une défaite. On aurait pu espérer mieux pour préparer les deux confrontations de ce printemps contre la Lituanie, en éliminatoires du Mondial 2010.

L'Argentine de Maradona, pour sa seconde sortie, a réalisé un bon coup ce soir à Marseille, après sa victoire il y a quelques semaines en Ecosse (1-0).

Du côté des joueurs, Lassana Diarra a tiré son épingle du jeu en permière période avant de sombrer, Mexès s'est racheté de sa boulette contre l'Autriche l'an dernier, Toulalan sans génie a fait le boulot, Ribéry, chez lui à Marseille, et plus encore Gourcuff, mangé par Mascherano, n'ont pas réussi à créer suffisamment le danger. Henry n’a rien montré, Anelka a raté la seule occasion franche qui s’est présentée à lui, et Benzema n’a pas fait la différence. En face, les Argentins ont brillé par la vitesse de leurs enchaînements, emmenés par les feux follets Messi et Agüero, alors qu'en défense les deux tours de contrôle Demichelis et Heinze dominaient le jeu aérien.

Sur le banc, la grinta de Maradona a irradié ses « hijos (« enfants », comme il a dit après le match) », alors que le staff des Bleus semble définitivement incapable de communiquer la passion vitale à ce genre de confrontation ultime. France-Argentine, il y a quelques années, auraient fleuré bon une finale de Coupe du monde. Ce que l’on a vu ce soir en était bien loin. Comme a pu le dire Jean-Michel Larqué dans l’After Foot, « la France est 11e au classement FIFA, point barre ».

La rédaction