RMC Sport

Le jour de gloire de Sakho

Mamadou Sakho

Mamadou Sakho - -

Mamadou Sakho a été l’un des grands artisans de la victoire des Bleus face à l’Ukraine, ce mardi, en barrage retour de la Coupe du monde (3-0). Impérial en défense, le roc de Liverpool a guidé les siens vers la qualification.

Il a traversé tout le terrain en hurlant, fou de joie, avant de se jeter dans les bras de ses partenaires. Dans l’euphorie, il a bien failli enlever son maillot. Même si il fallu plusieurs ralentis pour s'en persuader, c'est bien lui qui a inscrit le troisième but des Bleus à la 72e minute. En mettant la pression à Oleg Gusev, Mamadou Sakho a vu le ballon lui rebondir sur le genou, avant de filer dans les cages adverses. Pour le plus grand bonheur de toute la France. Un troisième but synonyme de qualification pour la Coupe du monde 2014. L’illustration parfaite du match de guerrier qu’a livré le défenseur de Liverpool ce mardi au Stade de France (3-0).

Remonté à bloc, l’enfant chéri du PSG a sorti sa meilleure prestation sous le maillot bleu. En l’absence de Laurent Koscielny, expulsé à Kiev, Didier Deschamps l’a préféré à Eric Abidal. Un choix largement payant. Aux côtés de Raphaël Varane, Sakho a tout donné sur la pelouse de Saint-Denis. Infranchissable, le roc de 23 ans a écœuré les partenaires d’Andriy Yarmolenko. Toujours bien placé, il a régné dans le domaine aérien et fait le ménage dans la surface d’Hugo Lloris. C'est déjà lui qui avait placé les Bleus sur orbite en ouvrant le score à la 22e minute.

Son premier but chez les Bleus

A la réception d’une frappe de Franck Ribéry renvoyée par le portier ukrainien, « Mamad » a signé les premier buts de sa carrière internationale. Chez lui, à Paris. Au meilleur moment. Après un été compliqué, marqué par son départ du PSG et ses larmes au Parc des Princes, Sakho s’offre un retour fracassant sur le devant de la scène. Pas forcément titulaire depuis son arrivée chez les Reds, il vient de prouver à tout le monde qu’il avait sa place chez les Bleus. Son doublé, qui a rappelé celui de son idole Lilian Thuram face à la Croatie en 1998, a enlevé une grosse épine du pied à Deschamps. Nul doute qu’il saura s’en souvenir à l’heure de s’envoler pour le Brésil dans quelques mois…

A lire aussi :

>> France-Ukraine : Le Brésil au bout de l’exploit

>> Deschamps : « C’est beau »

>> Sakho : « Pas un héros »

Alexandre Jaquin