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Lecomte, comme dans un rêve, dévoile les coulisses de sa belle arrivée chez les Bleus

Appelé pour la première fois en équipe de France, Benjamin Lecomte a raconté à RMC Sport le tourbillon de ces dernières heures entre l’appel drôle de Didier Deschamps, l’accueil de ses coéquipiers avec "les serviettes" et la découverte de son équipement deux étoiles.

Si son nom était dans les radars de l’équipe de France, Benjamin Lecomte a mis du temps à réaliser ce qui lui arrivait quand Didier Deschamps l’a appelé pour le retenir avec les Bleus, en l’absence de Hugo Lloris, pour le match face à l'Allemagne (jeudi en Ligue des Nations), puis contre les Pays-Bas (9 septembre).

"Deschamps m'a dit : 'Ce n'est pas un fake !'"

"Il m’a dit: 'Ce n’est pas un fake', s’amuse le gardien de Montpellier dans un entretien accordé à RMC Sport. Je lui ai dit: 'Non, non j’ai reconnu la voix, ne vous inquiétez pas, il n’y a pas de souci'." Il était pourtant loin de se douter qu’il recevrait un appel du sélectionneur lui-même. 

"J’étais gentiment à la maison et le coach m’a appelé pour me prévenir que Hugo Lloris était forfait, raconte l’ancien Lorientais. J’ai su après qu’il avait fait une conférence pour annoncer ça. Il m’a appelé juste avant. Il fallait que je fasse le nécessaire pour récupérer mes affaires et rejoindre le groupe à Clairefontaine. Tout s’est enchainé puisque je n’avais rien avec moi à la maison, tout était au club. Il fallait qu’y aille pour récupérer mes affaires. Mais j’étais prêt à tout. Même s’il fallait faire de la route, il n’y a pas de souci."

Hésitation pour le bizutage 

Appelé dans l’urgence, il ne s'est plié au traditionnel bizutage que ce mardi soir. Hésitant entre deux chansons, il s’était contenté jusque-là d’un discours devant ses partenaires en leur promettant de se rattraper et que "ça devrait être sympa". "Si je dois chanter à chaque rassemblement, ce n’est pas un souci, lâche-t-il. Ça veut dire qu’on y est et ça, c’est la plus belle chose." Effectivement, beau moment à Clairefontaine. Avec une grosse ambiance sur la reprise de "Bella Ciao" par Benjamin Lecomte (voir ci-dessous). 

"Même le sac a deux étoiles !"

Ravi d’être là, le joueur arrive dans un moment rare, celui de l'après-victoire en Coupe du monde. Avec Benoit Costil, un autre gardien (beaucoup plus habitué des rassemblements), il est le seul non-champion du monde du groupe de 23. Mais lui aussi aura le droit au nouvel équipement avec les deux étoiles. "C’est incroyable, lâche-t-il dans un large sourire. On m’a dit: 'Tes affaires t’attendent dans la chambre'. Je suis rentré et même le sac a deux étoiles ! C’est fou ! J’ai enfilé mes affaires, puis je suis descendu où j’ai reçu un accueil incroyable. Je n’aurais jamais imaginé ça."

"Quand je rentre et que les mecs chantent..."

"Quand on m’a déposé au château, tout le monde était en train de dîner et je me suis dit: 'C’est le pire moment pour rentrer. Tout le monde va te regarder. Pour la plupart, je ne sais même pas s’ils savent qui je suis'. Quand je rentre et que les mecs chantent, tournent les serviettes et qu’ils sont contents de t’accueillir, tu te dis: 'Ils sont vraiment comme ce que j’ai vu, tu as juste envie d’être assis et de chanter avec eux et de profiter de ces moments'."

NC avec Mohamed Bouhafsi