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Lloris, le contrat de confiance

Hugo Lloris

Hugo Lloris - -

Malgré une saison difficile en club et une petite défaillance en éliminatoires face à la Biélorussie, Hugo Lloris n’a jamais vu son statut de capitaine des Bleus remis en cause. Grâce, notamment, à son exemplarité, sur et en dehors du terrain.

On a longtemps craint pour son rendement en sélection. Il faut dire qu’avec 51 buts encaissés en 38 journées de Premier League, il y avait de quoi perdre confiance. Patience aussi. « Je me sens bien à Tottenham, confiait pourtant Hugo Lloris à la mi-mai. J’ai vécu une année compliquée, c’est vrai, mais riche en apprentissage ». Un apprentissage douloureux face auquel il aurait pu être tenté de craquer. La faute à une défense trop souvent aux abonnés absents. Mais non, l’ancien Lyonnais n’a pas perdu son football, multipliant les arrêts de grande classe dans le but des Spurs. Si son nom alimente déjà la gazette des transferts (Arsenal ?), ce n’est donc pas pour rien. Et s’il n’a pas pu voler à Petr Cech la palme du meilleur gardien de la saison anglaise, nul doute que Lloris, régulièrement encensé par la presse et les observateurs, ne devait pas être loin du trophée.

Et avec les Bleus alors ? Oui, il y eut bien ce petit accroc contre la Biélorussie (victoire 4-2), où ses deux fautes de main seront directement punies par deux buts. Mais ce sera tout. Le joueur a l’air inoxydable. L’homme aussi. Il fallait se relever après ce match catastrophique mais qu’il avait joué en étant « malade », confiera plus tard Didier Deschamps. Il fallait également se remettre debout après le choc à la tête qu’il a subi contre Everton, en championnat. Ce qu’il fit sans broncher et en terminant la rencontre en plus.

« Pas forcément besoin d'avoir le brassard »

A l’heure où l’absence de Franck Ribéry et l’inexpérience du groupe France peuvent faire craindre à ce dernier un manque de repères, Hugo Lloris (27 ans) fait office de véritable balise de sécurité. Un professionnel droit dans ses baskets, sûr de lui, jamais un mot plus haut que l’autre mais encore un peu « djeun’s » aussi : « J’ai grandi avec la génération Playstation, notamment avec Pro Evolution Soccer et FIFA, confie l’intéressé. Je dois avoir encore quelques restes. »

Mais Lloris, c’est surtout un capitaine légitime, dans son style à lui. Tout en discrétion mais pas dénué d’ambition. « Chacun est libre de penser ce qu’il veut, rétorque le portier numéro un des Bleus. Cela fait un peu plus de deux ans que c’est le cas et j’en suis très fier. Je suis dévoué à mon équipe et impliqué au sein de la sélection. Je n’ai pas forcément besoin d’avoir le brassard pour l’être car je suis un compétiteur et je veux toujours aider l’équipe la mieux possible. » Jusque-là, il l’a très bien fait. Il n’y pas de raison que ça change au Brésil.

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A.D.