RMC Sport

Mangala : « Je n’ai jamais pensé à changer de nationalité »

Eliaquim Mangala

Eliaquim Mangala - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Invité ce mercredi de Luis Attaque sur RMC, Eliaquim Mangala est revenu sur sa 2e sélection en équipe de France et son fort attachement au maillot bleu, que ses origines congolaises et sa jeunesse en Belgique n’ont jamais entravé.

Eliaquim, avez-vous le sentiment de continuer à progresser à Porto ?

C’est ma 3e saison là-bas. J’ai pas mal progressé. J’ai eu la chance de pouvoir jouer la Ligue des champions et la Ligue Europa. De gagner des titres. Cette saison, c’est un peu plus compliqué en championnat. Mais c’est clair que Porto m’a permis de franchir des paliers, d’évoluer. J’en suis très reconnaissant envers ce club. Et puis, Porto me permet une belle exposition en Europe.

Le fait de jouer à Porto n'a-t-il pas constitué un frein pour vous vis-à-vis de l'équipe de France ?

C’est vrai que le championnat est moins médiatisé mais il ne faut pas oublier que Porto a un passé en Ligue des champions et en Ligue Europa qui est important. C’est une équipe qui est habituée à jouer la Ligue des champions chaque année. Le sélectionneur peut alors te voir jouer dans des grands matches européens.

Vous êtes d'origine congolaise et avez vécu quinze ans en Belgique. D'où vous vient cet amour pour le maillot bleu ?

Même quand j’ai quitté la France, j’ai toujours été attaché au pays. J’ai toujours supporté la France. Ça ne m’a jamais quitté. Je n’ai jamais pensé une seule fois à changer de nationalité ou à jouer pour un autre pays. Ça a toujours été en moi. Et c’est naturel.

Vous avez été retenu dans la dernière liste de Didier Deschamps. Estimez-vous avoir gagné votre place au sein du groupe France pour la Coupe du monde ?

J’estime que je dois, comme tous les autres, gagner ma place. Il reste un mois, un mois et demi avant la fin du championnat et l’annonce de la liste du sélectionneur. Il reste encore pas mal de matches à jouer pour se montrer. J’ai la chance encore d’être en Ligue Europa. On verra ce qui se passera après le match de jeudi (8e de finale retour contre Naples, ndlr). Après, il y a d’autres joueurs qui ont la prétention d’y aller et c’est normal. Cela crée de la concurrence et c’est bon pour l’équipe de France. Ce sera au sélectionneur de faire son choix.

Votre seconde sélection face aux Pays-Bas s'est bien passée. Et pourtant, à quelques semaines de l'annonce de la liste, il ne fallait pas passer à côté.

J’attendais une opportunité. On sait que dans le football, il faut répondre présent au bon moment. Je ne suis pas mis de pression. J’étais dans le groupe, Laurent a ressenti une petite gêne et a dû déclarer forfait. J’ai pris ce match avec beaucoup de plaisir. C’était la première fois que j’allais jouer au Stade de France. J’ai pris ce match avec beaucoup de plaisir. Et ça s’est bien passé. C’est unique. Ça restera un autre moment à jamais gravé dans ma vie.

Comment avez-vous vécu votre intégration au groupe France ?

Tu ne sens pas de pression. C’est un groupe où il y a une super dynamique, où les gens te donnent de la confiance et où tu prends plaisir à jouer avec eux ou à les côtoyer. Ne serait-ce que par rapport à un regard ou à un geste, c’est beaucoup plus facile après. Tout le reste suit. Ça va encore évoluer positivement.

Comment s'est passée votre association avec Raphaël Varane, avec qui vous aviez déjà joué en Espoirs ?

On a bien parlé avant le match pour avoir les mêmes repères. On joue dans deux clubs différents. On n’a peut-être pas la même manière de défendre dans nos équipes. J’ai eu la chance de jouer avec « Rapha » en Espoirs. J’avais déjà joué avec Sakho aussi. J’avais fait un match avec Laurent lors de la tournée d’été. Après, que ce soit x ou y à côté de moi, ce qui est important c’est d’avoir une bonne communication.

Quelles sont vos idoles au poste de défenseur central ?

Je suis arrivé tard à ce poste. Je ne regarderai pas spécialement les défenseurs centraux quand j’étais petit. Quand j’ai évolué à ce poste, j’avais 18 ans. J’étais attaquant alors je regardais beaucoup Thierry Henry.

Quels sont vos meilleurs souvenirs de l'équipe de France ?

Il y a les deux buts de Thuram contre la Croatie. Et la finale de la Coupe du monde 1998. J’avais 7 ans. J’étais en Belgique alors j’ai pu faire le malin un peu avec ça. Tu commences le foot, tu es plein de rêve. Tu vois un joueur comme Zizou, qui gagne 3-0 contre le Brésil, qui est le pays du football… ça reste dans la mémoire d’un petit garçon.

A lire aussi :

>> Coupe du monde : les six Bleus de Luis sur la sellette

>> Le riomètre du 17 mars

>> Bleus - Après Enzo, voilà Luca Zidane !

Luis Attaque