RMC Sport

Mexès : « Une question de confiance »

Philippe Mexès

Philippe Mexès - -

Excellent vendredi au Luxembourg (0-2), le défenseur central de l’AS Rome s’affirme comme l’un des tauliers de l’ère Laurent Blanc. A 29 ans, après des années de galère, il confirme enfin son talent sous le maillot bleu. Même s’il ne s’imagine pas en capitaine de la sélection.

Philippe, comment avez-vous accueilli votre premier but avec les Bleus ?

Ça fait énormément plaisir. Je l’attendais sans l’attendre. Je suis très satisfait de l’apport de ce but qui nous a permis de prendre les trois points.

Vous semblez poursuivre votre montée en puissance avec l’équipe nationale…

C’est un peu à l’image du groupe. Les automatismes entrent. Ça se passe bien pour l’instant. Il faut continuer à progresser entre nous. Moi, un patron ? C’est un bien grand mot. J’ai peut-être un peu plus d’expérience. Mais nous sommes tous au même niveau. On se découvre. C’est à moi d’être à la hauteur de la confiance du sélectionneur.

Comment expliquez-vous que vous donniez désormais votre pleine mesure en équipe de France ?

C’est une question de confiance. Quand elle est là, c’est plus facile de s’exprimer. Je ne joue pas avec le frein à main. On prend plus de risques, inconsciemment. Je prends tout ce qu’il y a à prendre. Je profite de chaque convocation. Le sélectionneur a eu un discours assez clair depuis le début. Quand on a le soutien et la confiance de son entraîneur, ça te libère.

Aspirez-vous au statut de capitaine, voire de vice-capitaine que Laurent Blanc doit attribuer en fin de saison ?

J’ai été fier et honoré de le porter contre la Norvège mais, sincèrement, ce n’est pas une priorité. Chacun a son rôle et ses mots à dire. Il ne faut pas qu’un seul leader dans une équipe. C’est au coach désormais de trancher. Mais on n’en parle pas entre nous. Je ne crois pas qu’il pensera à moi. On rigole un peu trop (rires) !

« Un club français ? Aujourd’hui, non »

Est-ce le vrai Mexès que l’on voit désormais en équipe de France ?

Je l’espère (rires). C’est vrai que ça s’est plutôt bien passé. Dans le foot, il y a des hauts et des bas. Mais on v a essayer de garder cette dynamique-là. Je croise les doigts pour que ça continue. Je ferai tout pour ça.

Comment évolue votre situation personnelle en club ?

Je suis libre d’esprit. Je vis ça sereinement. Quand une décision sera à prendre, cela se fera tranquillement. Je ne sais pas quand je vais me décider. On évalue toutes les propositions. Je n’ai aucune préférence particulière. On parle beaucoup de Milan (du Milan AC, ndlr). Ça fait parler. On verra. Je n’ai rien à dire de précis sur le sujet.

Si un grand club français venait à vous contacter prochainement, cela pourrait-il vous intéresser ?

Aujourd’hui, non. Ce n’est pas une question financière. Mais j’ai encore beaucoup de choses à apprendre à l’étranger. En France, je pense avoir fait le tour à Auxerre.

Propos recueillis par MB, à Enghien