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Michel Hidalgo: la cérémonie d'adieu repoussée au 26 mars

Décédé le 26 mars dernier, à 87 ans, Michel Hidalgo n’a pas encore pu recevoir l’hommage de ses nombreux amis et de ses joueurs de la génération 1984. A cause des deux confinements, ses obsèques ont été repoussées. Une cérémonie aura finalement lieu le 26 mars prochain, un an après sa mort. "Même tardivement, Michel mérite cette reconnaissance", confie son cercle d’intimes.

La crise sanitaire a une nouvelle fois repoussé l’hommage à Michel Hidalgo, que ses proches et ses anciens joueurs de l'équipe de France veulent absolument rendre à ce grand Monsieur du football français. Décédé le 26 mars dernier, l’ancien sélectionneur des Bleus et manager de l’OM a été incinéré cinq jours plus tard à Marseille, dans la plus stricte intimité. Et forcément, en petit comité, autour de Monique, sa veuve.

A l’époque, la première vague épidémique liée au coronavirus avait rendu impossible l’organisation d’une cérémonie digne de ce nom. Il était pourtant hors de question de ne pas célébrer sa mémoire sans la présence de "ses" joueurs, qui l’ont tant aimé, jusqu’au bout, au point de lui faire la surprise de se réunir autour de lui le 12 février dernier, dans un restaurant proche des plages et de la Corniche.

Une grande cérémonie avait donc cette fois été fixée au 13 novembre dernier, au sein de la cathédrale de la Major de Marseille. Amoros, Giresse, Lacombe, Platini, Rocheteau, Tigana et tous leurs coéquipiers de la génération championne d’Europe 1984, ainsi que Jean-Claude Darmon et Henri Emile, deux dirigeants restés très proches et soucieux de la santé de Michel Hidalgo, avaient prévu de se rendre à Marseille. Ils avaient tous insisté auprès de la famille, leur demandant d’attendre la fin de la crise sanitaire pour organiser un grand hommage.

"Il doit recevoir un hommage public"

"Michel est un personnage public, il doit recevoir un hommage public, confie son ami intime Nicolas Philibert. Dans le monde du sport, mais aussi de la musique et du cinéma, il avait des relations d’amitié très fortes. Il mérite cette reconnaissance. Nous avons été tellement frustrés qu’il ne puisse pas avoir cette cérémonie que, finalement, il vaut mieux qu’elle soit reportée pour qu’elle se fasse dans de bonnes conditions. Les amoureux du football et le grand public voudront aussi lui dire adieu. Il me manque, il nous manque."

A cause de la deuxième vague épidémique et du second confinement, les obsèques n’ont, fort logiquement, pas pu se tenir le 13 novembre, et une nouvelle date a donc été fixée. Ce sera le 26 mars 2021, soit un an après son décès, toujours au cœur de Marseille, face à la mer, à la cathédrale de la Major. Hidalgo, l’amoureux des balades en vélo en Provence, et des côtes de bœuf dans son restaurant de La Cadenelle, voulait mourir à Marseille.

Incinéré, avec le survêtement de l’OM comme dernier habit, Michel Hidalgo aura alors droit à l’hommage qu’il mérite, dans la ville de son cœur. Ses cendres seront dispersées dans un cercueil bleu turquoise, sur lequel les Internationaux français de la génération 1984 ont notamment prévu de fixer une stèle. Le CIF (Club des Internationaux de Football) travaille même sur l’organisation d’un match, au Stade Vélodrome, entre des anciens de l’OM et des anciens Bleus, à la mémoire de Michel Hidalgo.

La famille regrette qu’un hommage n’ait pas eu lieu avant un match des Bleus

Reste un regret, un vrai pincement au cœur pour la famille, à chaque fois que les Bleus rejouent: celui de ne pas avoir vu la Fédération française de football rendre hommage à Michel Hidalgo lors du retour à la compétition de l'équipe de France après la première crise sanitaire. "Aucune minute de silence, aucun véritable hommage. J’ai trouvé cela regrettable et irrespectueux", avoue Nicolas Philibert.

"Ce n’est pas avec un simple communiqué que l’on célèbre la mémoire d’un personnage aussi emblématique de l’histoire des Bleus. Michel Hidalgo, c’est le coq sur le maillot, c’est le premier titre majeur en 1984, c’est un jeu spectaculaire, c’est le football romantique, c’est la Marseillaise ! C’est même lui qui avait trouvé le surnom des 'Bleus' pour l’Equipe de France. Avant on les appelait juste 'Les tricolores'. Michel trouvait que c’était moche et compliqué de chanter en tribunes 'Allez les tricolores !' Et il avait raison, Michel."

Florent GERMAIN, à Marseille