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Nasri : « Je regrette sincèrement »

Samir Nasri

Samir Nasri - -

Trois jours après le retour des Bleus de l’Euro et le tollé suscité par ses dérapages verbaux, Samir Nasri a enfin daigné formuler des excuses via son compte twitter. Des excuses minimalistes, mais qui ont le mérite d’avoir été présentées.

Quelques jours après le retour des Bleus d’Ukraine, Samir Nasri a publié sur Twitter de bien timides excuses. Il s’agit peut-être d’une opération communication ou peut-être d’un message totalement sincère. Toujours est-il que Nasri, en mode ultra-minimaliste (140 signes maximum par tweet), a d’abord indiqué dans un premier message : « Je regrette que mes paroles aient pu choquer. J'aime l'EDF (l’équipe de France, ndlr), le football et j'ai un profond respect pour le public. »

S’il poursuit en disant regretter « sincèrement » son comportement, et s’il demande pardon à tous « les supporters et tout particulièrement les enfants », le milieu de terrain en profite aussi pour affirmer que « trop de contre-vérités circulent en ce moment » et que son comportement s’explique en raison « d'une affaire personnelle entre quelques journalistes et moi ». Il confirme enfin qu’il s’exprimera probablement dans les jours qui viennent : « Je m'en expliquerai quand le moment sera venu ».

Courbis : « Ne pas tomber dans le ridicule… »

Nasri, qui encourt toujours une sanction par la Fédération Française de Football, exprime ainsi et pour la première fois des regrets. Des regrets qui, quoi qu’il arrive, susciteront le débat sur les motivations réelles ou orchestrées qui l’ont poussé à s’excuser. Rolland Courbis, membre de la Dream Team RMC Sport, n’a d’ailleurs pas tardé à réagir. « Quand on fait une bêtise, il y a toujours la possibilité de la réparer, estime-t-il l’ancien coach de l’OM. »

Et d’ajouter : « Bientôt, quand un joueur va sortir du terrain en tapant dans la main d’un de ses copains et en serrant la main de son entraineur, on va crier à l’exploit ! Il faut faire attention à ne pas tomber dans le ridicule, dans ce que l’on croit être un truc extraordinaire mais qui est évident. C’est comme si un boulanger faisait du pain et qu'on disait ‘‘Bravo ! Il a fait du pain !’’. Sincèrement, il le fallait. Mais je commence à être fatigué qu’on se trompe d’objectif pour régler les problèmes. »