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Plus qu’un match amical !

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Pour le premier rendez-vous de gala de l’ère Blanc, l’équipe de France ne veut pas se louper à Wembley contre l’Angleterre ce mercredi (21h). Même lorsqu’elles sont amicales, les rencontres entre les deux frères ennemis restent à part.

La dernière fois que l’équipe de France a foulé la pelouse de Wembley, les Bleus, fraîchement champions du monde, étaient intouchables. Auteur d’un fracassant doublé lors d’un match qui n’avait rien d’amical, Nicolas Anelka, qui allait fêter ses 20 ans, avait donné la leçon aux Anglais (0-2). Depuis, Français et Anglais se sont affrontés à trois reprises pour un bilan toujours à l’avantage des Tricolores, un nul et deux victoires, la dernière il y a deux ans au Stade de France (1-0). « Je m’en souviens très bien, sourit malicieusement Florent Malouda. J’étais d’ailleurs assez fier lorsque je suis retourné à Chelsea. »
Si le Guyanais aimerait bien pouvoir à nouveau chambrer ses partenaires jeudi à Londres, la tâche s’annonce bien plus compliquée pour une équipe de France en pleine reconstruction qui domine son groupe qualificatif à l’Euro 2012. Restent l’adversaire et le lieu : magiques, forcément. D’autant que les Français vont jouer dans le nouveau Wembley, totalement rénové depuis 1999. « Quand on connaît la rivalité entre les deux pays, un Angleterre-France a toujours une saveur excitante, assure Samir Nasri. Ce sont des matches que tout joueur a envie de jouer. »
Laurent Blanc avait planté le décor lorsqu’il avait donné sa liste, la semaine dernière. «On ne s'aime pas. Enfin, on aime les Anglais, les Anglais nous aiment, mais nous aimons par-dessus tout nous battre. » « Affronter l’Angleterre à Wembley n’arrive pas souvent dans une carrière », note Florent Malouda. Yohan Cabaye avait 12 ans lorsque la bande à Zizou s’est imposée dans le temple du foot anglais. Comme tous ses partenaires, le Lillois n’a pas le discours d’un joueur qui s’apprête à disputer une rencontre amicale : « L’Angleterre, c’est le football. On va jouer dans un stade mythique. On n’aura pas besoin de grands discours pour être motivé. »

Malouda : « On ne sera pas déçu… »

Pour Laurent Blanc aussi, l’Angleterre a une saveur particulière. Un soir de septembre 2000 au Stade de France, c’est face aux partenaires de David Beckham que le Président avait honoré sa 97e et dernière sélection (1-1). S’il n’aura donc pas besoin de motiver ses troupes mercredi soir, le sélectionneur ne manquera pas de les mettre en garde face à une équipe très rajeunie et privée de la plupart de ses stars (A. Cole, Terry, Lampard). « Ceux qui joueront ont les dents qui rayent le parquet, prévient Malouda. En termes d’intensité et d’agressivité, on ne sera pas déçu. Comme moi en France, Terry et Lampard sont eux aussi critiqués en équipe nationale. Je ne sais pas si on gagne au change (rire). »
« Et puis il reste Gerrard, Ferdinand… enchaîne Nasri. Beaucoup de jeunes se sont révélés cette année et ont beaucoup de talent. Ne sous-estimons pas cette équipe d’Angleterre ! » Avant de défier le Brésil le 9 février 2011 au Stade de France, les Bleus ne veulent surtout pas manquer ce premier match de prestige depuis la Coupe du monde : « On répondra présent », promet Yohan Cabaye. Et s’il s’agissait du premier match référence de l’ère Blanc ?