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Pourquoi ce "match de merde" va quand même servir aux Bleus

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La France se déplace en Arménie, ce mardi (18h), pour un match amical qui ne déchaine pas les passions. Ce voyage à Erevan n’est pourtant pas totalement dénué d’intérêt pour les Bleus de Didier Deschamps, qui va en profiter pour faire tourner son effectif. La preuve par quatre.

Pour impliquer tout le groupe

Depuis la Coupe du monde au Brésil, c’est assez clair, Didier Deschamps a trouvé sa formule idéale. Les derniers matchs l’ont confirmé. Et les victoires face à l’Espagne (1-0) et au Portugal (2-1) ont même renforcé ses choix. Ce road-trip à Erevan lui offre donc l’opportunité de donner du temps de jeu aux habituels remplaçants. « Un onze type existe aujourd’hui dans l’esprit de Deschamps, mais ce match peut lui permettre de garder tout le monde sous pression », résume Daniel Riolo, membre de la Dream Team RMC Sport. Une manière d’impliquer l’ensemble de son vestiaire. Parce qu’une sélection chez les Bleus est un petit événement. « C’est un match amical, mais pour ceux qui vont avoir l’occasion de le jouer, ça sera un match officiel », assure Luis Fernandez.

Pour prendre de l’expérience

Ça parait évident, mais c’est une donnée cruciale. Chaque rassemblement permet aux Bleus d’accroître leur vécu en commun. Encore plus en déplacement. Ce voyage en Arménie, même face à une équipe fatiguée et diminuée, va servir à étoffer les CV. Notamment pour les plus jeunes. Jusqu’à l’Euro 2016, l’équipe de France n’aura de toute façon rien d’autre que ces matchs sans enjeu pour prendre du galon. Il va falloir s’y habituer. Et gratter la moindre occasion pour se familiariser avec les rendez-vous internationaux. « Ces amicaux sont importants pour l’équipe de France parce qu’elle n’a que ça à jouer, avec un objectif à long terme. Et à Euro à domicile, ça motive ! », observe Daniel Riolo.

Pour renforcer la cohésion du vestiaire

La première pierre a été posée au Stade de France, le 19 novembre 2013, face à l’Ukraine. Onze mois plus tard, les fondations de la maison bleue semblent plutôt solides. Leur bon parcours au Brésil et leur rentrée réussie ont permis aux partenaires de Paul Pogba de resserrer les liens. Mais pour espérer briller à domicile dans deux ans, les Bleus vont devoir se présenter unis comme jamais à l’Euro. Ils doivent donc profiter de ces moments passés loin de chez eux pour renforcer encore leur solidarité. Avec une victoire à la clé, ça serait encore mieux. Evidemment. « Il faut que cette équipe de France soit dans la continuité de ce qu’elle a déjà produit, analyse Fernandez. Quand on commence à créer un certain engouement, il faut savoir le prolonger. »

Pour se rassurer sur le niveau des doublures

Didier Deschamps va procéder à huit changements par rapport à l’équipe qui a battu le Portugal, samedi dernier au Stade de France (2-1). Christophe Jallet, Jérémy Mathieu, Lucas Digne, Morgan Schneiderlin, Moussa Sissoko, Dimitri Payet, Loïc Rémy et André-Pierre Gignac vont débuter sur la pelouse du Republican Stadium. Un large turn-over qui n’a rien d’anodin. Si le sélectionneur a dégagé un onze type ces derniers mois, la moindre blessure pourrait propulser un habitué du banc sur le devant de la scène. C’est donc l’occasion de lever les doutes et de montrer que les doublures sont bien au niveau. « Ceux qui ne sont pas des titulaires en puissance ont la chance de montrer qu’ils ont les qualités pour être dans ce groupe, appuie Fernandez. Les joueurs qui vont démarrer auront la motivation de se faire remarquer ! » C’est peut-être encore plus vrai pour André-Pierre Gignac, qui retrouve les Bleus après plus d’un an d’absence. Auteur d’un superbe début de saison avec l’OM, l’attaquant de 28 ans joue gros en l’absence d’Olivier Giroud, blessé. A lui d’être au rendez-vous.

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Rédacteur