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Rami-Sakho, vogue la galère

Adil Rami

Adil Rami - -

Associé en charnière centrale avec Adil Rami, Mamadou Sakho a souffert face aux Biélorusses. Comme son coéquipier lillois, passablement emprunté à l’heure de jouer les patrons de la défense tricolore.

A gauche, Mamadou Sakho, à droite, Adil Rami. D’un côté, le jeune prodige parisien de 21 ans appelé à découvrir, pour la première fois comme titulaire, la pression d’un match international. De l’autre, le Lillois, champion de France en titre et censé jouer vendredi soir, sur la pelouse du stade Dynamo, le rôle de grand frère. Un baptême du feu en quelque sorte, pour l’un comme pour l’autre. Et un rendez-vous complètement manqué par les deux protagonistes.

Quand il fait la paire avec Philippe Mexès, Adil Rami déçoit rarement en Bleu. En revanche, quand la casquette de patron lui tombe sur le crâne, c’est une toute autre copie que rend le futur défenseur de Valence. Emprunté, souvent en retard dans ses interventions et dépassé par le mouvement des attaquants biélorusses, Rami s’est « raté », ce qu’il souhaitait pourtant, de son propre aveu, éviter vendredi soir. « Défensivement, on n’a pas été très sûr, a commenté Laurent Blanc en conférence de presse. On a été trop maladroits dans la première relance ». De son côté, Rami tenait un discours beaucoup plus positif. « Avec Mamadou, pour une première, ça va. On a une marge de progression à deux. Ca va venir. »

Sakho : « Pas un match de championnat »

Et Sakho justement ? Pour sa grande première comme titulaire, le Parisien n’a affiché aucune de ses qualités. On le dit bon lecteur de jeu. Comme Rami, il a peiné à endiguer les vagues biélorusses. On le dit également très autoritaire et fort dans les duels. Ses deux talents naturels étaient aux abonnés absents vendredi soir à Minsk. « J’ai eu un petit peu de mal lors des 15 premières minutes mais mes coéquipiers m’ont rassuré. Je m’étais mis un peu de pression. C’est normal, c’est un match international, pas un match de championnat. » Puisqu’il a compris la différence, le jeune Sakho sait ce qu’il lui reste à faire. Et à gommer. Pas sûr qu’il en ait l’occasion dès lundi prochain et le déplacement amical en Ukraine, Laurent Blanc ayant promis « du changement » pour ce match.