RMC Sport

Rémy : « A moi de bousculer la hiérarchie »

Loïc Rémy

Loïc Rémy - -

Auteur d'une entrée décisive hier soir contre les Etats-Unis (1-0), l'attaquant marseillais espère dépasser un jour le rôle de joker de luxe, qu'il endosse pour l'instant sous le maillot de l'équipe de France.

Loïc, vous débloquez encore la situation sous le maillot de l'équipe de France. C'est un rôle qui vous convient bien ?

Oui, on peut dire que j'ai un rôle de joker de luxe pour le moment. Maintenant, cela ne m'interdit pas d'être plus ambitieux. Je ne veux pas rester qu'un simple joker. Il y a du monde devant. C'est à moi de bousculer un peu la hiérarchie, sans pour autant griller les étapes.

Justement, où vous situez-vous dans la hiérarchie des attaquants en équipe de France ?

Forcément, je suis encore un cran en-dessous. Je n'évolue pas dans le même club que lui. L'OM est un grand club, mais le Real, c'est un ton au-dessus. J'ai encore une marge de progression. Je me dis que je peux égaler Karim techniquement ou autres. Mais ce n'est pas encore le cas.

En ce moment, vous êtes de plus en plus efficace devant le but. Est-ce que cela peut vous permettre de vous rapprocher de Benzema ?

C'est certain. Le coach cherche des joueurs qui marquent dans la zone de vérité. A l'entraînement, il nous rabâche sans cesse qu'il faut que l'on marque des buts. Je veux que le coach sache qu'il peut compter sur moi parce que je peux marquer à tout moment.

« Je m’affirme, je marque des buts »

Votre faculté à jouer à droite ou dans l'axe pourrait-elle nuire à votre promotion à un statut de titulaire ?

Non, je ne pense pas. Dans l'axe, Karim est déjà bien ancré. A droite, il y a plus d'opportunités, même s'il y a des joueurs comme Franck qui peuvent y jouer et qu'il y a beaucoup de joueurs de talent à ce poste. Après, il n'y a rien de figé. Cela dépend de l'état de forme de chacun. En ce moment, je me sens très bien. J'en profite pour marquer les esprits. J'ai vraiment la possibilité d'aller à l'Euro. Cela passera uniquement par de bonnes prestations.

Un exemple comme Thierry Henry, qui a débuté sur l'aile avant de s'imposer comme buteur, ça vous inspire ?

Forcément, ça inspire. Mais nous avons deux trajectoires différentes. Au même âge que moi, Thierry Henry était déjà plus avancé dans sa progression. J'ai encore beaucoup de progrès à faire pour atteindre son niveau. J'espère réaliser une aussi grande carrière que la sienne.

Depuis quelques mois, on a le sentiment que vous avez franchi un palier… est-ce que vous le ressentez personnellement ?

C'est vrai qu'on est dans une période où personne ne nous fait de cadeaux. On bataille pour recoller les morceaux. Vivre ce genre d'expérience, ça endurcit. On se dit qu'on est vraiment livrés à nous-même. C'est dans l'adversité qu'on voit la force de caractère des joueurs. Avec l'OM, on est dans le dur, mais je m'accroche.

Les moments difficiles connus par l'OM cette année vous aident-ils à gagner en maturité ?

Oui, je le ressens. Que ce soit en club ou en équipe de France, je m'affirme, je marque des buts. Je suis devenu plus constant aussi. C'est ce que je recherchais par rapport à la saison dernière, où j'ai connu des premiers mois difficiles avec l'OM. Je suis resté sur la bonne dynamique de la fin de saison dernière.