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Toujours pas convaincants

Loïc Rémy

Loïc Rémy - -

L’équipe de France a signé un 16e match consécutif sans défaite, ce vendredi soir, en s’imposant sur le fil face aux Etats-Unis (1-0). Dominateurs mais pas toujours inspirés, les Bleus ont pu s’en remettre au Marseillais Loïc Rémy, l’un des grands gagnants de la soirée en vue de l’Euro. Mais au niveau du jeu, ce n’est toujours pas ça.

Les 70 000 spectateurs du Stade de France n’ont pas beaucoup vibré vendredi soir. Tout juste se sont-ils permis de frissonner, par bribes, lorsque le jeu français a bien voulu accélérer. Lorsque les Bleus se sont montrés un peu plus incisifs devant le but adverse. Et que leurs adversaires, après avoir maintenu aussi longtemps que possible le mur dressé devant leur défense, ont commencé à montrer quelques signes de fatigue. Les tribunes du Stade de France n’ont pas beaucoup chanté, mais la seule fois où elles l’ont fait, c’était pour célébrer l’éclair décisif de Loïc Rémy (1-0, 72e). Un éclair survenu à vingt minutes du coup de sifflet final. Un éclair bienvenu, surtout, pour apporter un peu de relief à un match amical longtemps ronronnant.

A l’heure où il faut marquer des points en vue de l’Euro, lors d’un match plus propice aux changements et à la nouveauté que ne le sera celui de mardi prochain, face à Belgique, le Marseillais a confirmé ses bonnes aptitudes sous le maillot tricolore, ainsi que son excellent début de saison en club (6 buts en 13 matches). Son quatrième but en sélection sonne comme un appel vers l’Ukraine et la Pologne en juin prochain. D’autres auraient aimé en faire autant, à l’image de Kevin Gameiro. Mais, transparent pendant l’heure de jeu qui lui a été offerte face aux Américains, la meilleure gâchette de Ligue 1 a perdu des points. Certes, il n’a pas, à la différence de Rémy, profité d’une superbe ouverture de Marvin Martin. Certes, il a longtemps évolué aux côtés de Bleus assez empruntés sur le plan offensif, Jérémy Menez excepté. Mais le Parisien, qui retrouvait vendredi soir un 4-4-2 qu’il appréciait du temps de Lorient, a pris du retard. Ce qui n’est pas forcément le cas des autres essais de Blanc.

Gameiro passe à côté

connaissait les qualités du second, largement entrevues contre l’Albanie (3-0). Le public français a (re)découvert celle de l’ ancien Sochalien, qui a souvent combiné avec Benzema, à l’image d’une frappe trop enlevée du Madrilène sur un service du Valencian (17e). Pour sa première, Laurent Koscielny n’a pas démérité non plus, même si plusieurs fautes d’attention et un engagement un peu limite auraient pu lui coûter cher, à l’instar d’une charge sanctionnable sur Altidore dans sa surface (20e). A son crédit, les Etats-Unis n’ont été que trop rarement dangereux, permettant au défenseur d’Arsenal de passer une soirée plutôt tranquille.

Martin, donc en fin de match, mais Menez surtout durant une grande partie de la rencontre, auront apporté le grain de folie tant recherché par Blanc. Eux aussi ont marqué des points et probablement le droit d’être revus dans quelques jours contre les Belges. Giroud aurait pu se retrouver dans le même cas de figure. Mais sa frappe trop enlevée, tout seul face à Howard (90+1) n’a pas attrapé le cadre. Il est encore trop tôt pour dire si le Montpelliérain a laissé passer sa chance. Mais il ne l’a pas saisi, finalement, malgré une réelle envie de bien faire. Et vu le calendrier des Bleus d’ici à l’Euro, cela pourrait ne pas lui être pardonné.