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Ukraine-France : Koscielny, la double peine

Laurent Koscielny

Laurent Koscielny - -

Coupable du penalty accordé aux Ukrainiens puis exclu à la suite d’un vilain geste d’humeur, Laurent Koscielny a complètement raté sa fin de match à Kiev. Et placé un peu plus Didier Deschamps dans l’embarras.

C’est l’histoire d’un match plutôt bien maitrisé de la part d’un défenseur central. Puis beaucoup moins bien maitrisé une fois son équipe surprise par un but de Zozoulia (61e) à l’heure de jeu. Encore moins bien tenu après avoir offert le but du break sur penalty à son adversaire. Et, enfin, complètement lâché, après avoir perdu le contrôle de ses nerfs en écopant d’un deuxième carton jaune, synonyme de carton rouge… et de la confirmation d’une fin de match cauchemar. Cet homme, vendredi soir, c’était Laurent Koscielny, plutôt à l’aise en première période, quand les Bleus répondaient encore au jeu ukrainien. Symbole de la noyade collective des Bleus ensuite, et de la nervosité ambiante autour de ce barrage aller.

« Koscielny ? Il y avait de la nervosité, certainement de la frustration après son penalty, a commenté Didier Deschamps en conférence de presse. Ça fait partie du haut niveau mais c’est important de garder son calme, ce qui n’a pas été le cas dans cette situation-là. Il a pris un carton rouge, il est donc sanctionné sportivement. » Oui, mais pas que lui. En jouant les policiers en allant expliquer sa façon de penser à Kucher, coupable d’un tacle gratuit sur Debuchy, le défenseur central d’Arsenal a complètement dégoupillé. Une provocation de son vis-à-vis plus tard et crac. Eric Abidal n’a pas le temps d’intervenir. La claque part. Le geste d’un joueur alors déjà sorti de son match. Et incapable de surmonter sa frustration après avoir concédé un avantage certain aux Ukrainiens en vue du match retour.

Abidal-Sakho mardi ?

La preuve ? Sitôt le carton rouge brandi, le Gunner mettra de longues minutes avant de quitter la pelouse du stade Olympique de Kiev. Avant, il aura encore administré quelques politesses à l’adresse de Kucher, trop occupé à faire un peu de cinéma sous les yeux de l’arbitre. Si aucun n’a voulu l’accabler vendredi soir – ses coéquipiers ne mentionnant même pas ce fait de jeu – si Didier Deschamps s’est certainement retenu de l’égratigner en public, Laurent Koscielny a mis dans de sales draps son sélectionneur.

Parce qu’Eric Abidal, qui sera reconduit mardi soir, a confirmé qu’il n’avait pas le physique pour jouer un match d’une telle intensité. Alors deux… Parce que Raphaël Varane n’est pour le moment pas opérationnel. Et ne le sera peut-être pas mardi… Et que celui qui le remplacera au sein de la charnière centrale, Mamadou Sakho, est actuellement en perte de vitesse à Liverpool. Voilà bien un casse-tête dont se serait bien passé Didier Deschamps. La faute à une perte totale de sang-froid d’un de ses lieutenants. Un camouflet de plus dans une soirée décidément bien noire.

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A.D avec P.Ta et J.S