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Espagne: la déclaration émouvante d'Enrique face à la polémique sur les cas de Covid

Luis Enrique, le sélectionneur de l’Espagne, a réagi ce jeudi à la problématique que rencontre actuellement son équipe. La Roja, qui a enregistré deux cas de Covid-19 parmi ses joueurs, n’est pas dans les meilleures conditions à l’aube d’entamer l’Euro.

Un petit vent de panique en Espagne. Les deux cas de Covid-19 détectés au sein de la Roja (Sergio Busquets et Diego Llorente) créént des remous de l’autre côté des Pyrénées. Pour anticiper une éventuelle vague de contaminations, quinze joueurs ont été rappelés en urgence, dont onze évoluant en Espoirs. Ils s’entraînent dans une bulle sanitaire isolée du reste de la sélection et se tiennent prêts à palier d’éventuels forfaits de dernière minute.

La question de la vaccination de l’équipe nationale provoque également beaucoup de crispation en Espagne. Les joueurs doivent recevoir rapidement une première dose de Pfizer, puis une deuxième début juillet. Certains observateurs craignent que cette vaccination express entraîne de la fatigue chez les partenaires de Thiago Alcantara, qui doivent débuter leur Euro face à la Suède, lundi soir à Séville (21h).

"C’est un jeu d’enfant par rapport à certaines choses que j’ai affrontées"

La polémique s’est aussi déplacée sur le terrain politique. Luis Enrique et d’autres membres de la fédération espagnole ont reconnu qu’ils auraient aimé faire vacciner les joueurs bien avant l’Euro. Quelques rares voix politiques ont également critiqué le fait qu’une priorité soit donnée aux footballeurs dans cette campagne de vaccination. Face à ces tensions, le sélectionneur a calmé le jeu, ce jeudi en conférence de presse à Las Rozas, le centre d’entraînement de la Roja. D’abord en affirmant que ses joueurs étaient concentrés et performants depuis le début de la préparation.

Ensuite, et c’est le plus important, en relativisant ces tensions. Questionné sur sa gestion de la polémique, Luis Enrique a rappelé qu’il avait personnellement vécu des événements bien plus graves et dramatiques. "Tout ça n’est rien, c’est un jeu d’enfants par rapport à certaines choses que j’ai affrontées dans la vie", a-t-il rappelé. Une référence évidente au décès de sa fille de 9 ans, Xana, d’un cancer des os, en août 2019. Un drame qui avait contraint Luis Enrique à quitter son poste de sélectionneur pendant plusieurs mois.

Florent Germain