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Euro 2016-Albanie: Cana entre ambitions et émotions

Lorik Cana

Lorik Cana - AFP

Le tirage au sort de l’Euro 2016 a « gâté » Lorik Cana. Le capitaine de l’Albanie, pays qui disputera le premier championnat d’Europe de son histoire, défiera les Bleus le 15 juin à Marseille. Un match forcément à part pour l’ancien joueur de l’OM, qui a fait la majeure partie de sa carrière en France.

« Didier Deschamps va dire que je lui mets la pression. » Lorik Cana est taquin. Il place l’équipe de France comme favorite du groupe A mais aussi de l’Euro 2016. « Lorsque la France a disputé des compétitions à la maison, elle les a toujours gagnées », rappelle le défenseur du FC Nantes, davantage sollicité sur le tirage au sort du championnat d’Europe que sur le match nul de son équipe face à Toulouse (1-1).

Il faut dire que le portable du capitaine albanais n’a pas fini de sonner. Pour sa première participation à un Euro, l’Albanie a hérité de la France. « Mon deuxième pays », dit-il. Un tirage forcément spécial pour un joueur qui a passé dix saisons en Ligue 1, dont cinq à Marseille, où aura lieu le match face aux Bleus le 15 juin.

Cana : « Un clin d’œil du destin »

« Jouer la France au Stade Vélodrome, c’est encore plus particulier, jubile Lorik Cana. Pour moi et ma famille, ça va être incroyable. C’est un clin d’œil du destin. On n’aura pas un grand voyage à faire car on est à un quart d’heure de voiture depuis la maison. Il y aura aussi un premier match particulier contre la Suisse, dont l’équipe est composée à moitié d’Albanais. Je me languis que le mois de juin arrive. »

Un mois au cours duquel le joueur le plus capé (87 sélections) n’entend pas faire de la figuration. « Tout est jouable », avance-t-il. Même face aux Bleus ? « Entre nos confrontations face à l’équipe de France entraînée par Laurent Blanc (défaites de l’Albanie 3-0 et 2-1 en 2011) et celle entraînée par Didier Deschamps (1-1 et victoire 1-0), il y a une grosse évolution, assure Cana. Des joueurs grandissent. On a un groupe solide qui ne prend pas beaucoup de buts. » Il faudra le démontrer dans sept mois sur les pelouses de l’Hexagone.

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Euro 2016

la rédaction avec PYL à Nantes