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Euro 2016 : ce qui attend les Bleus contre cette Islande sans complexe

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L’Islande a signé un nouvel exploit de taille contre l’Angleterre ce lundi en huitièmes de finale de l’Euro 2016 (2-1). Les Islandais rencontreront donc l’équipe de France pour leur premier quart de finale de leur histoire dimanche. Présentations.

Une équipe totalement décomplexée

Qualifiée pour sa toute première phase finale d’une compétition internationale, l’Islande n’était pas programmée pour franchir la phase de poules. Mais ça, c’était uniquement sur le papier. Après deux premiers matchs nuls contre le Portugal (1-1) puis la Hongrie (1-1), la troupe de Lars Lagerback a remporté son tout premier succès contre l’Autriche (2-1) au bout du temps additionnel. Une formation totalement décomplexée, extrêmement soudée sur le terrain. Contre l’Angleterre, même le but encaissé très rapidement sur penalty n’a pas ébranlé leurs convictions pour une qualification historique (2-1). L’Islande n’a peur de rien, et rêve de s’offrir l’hôte de la compétition pour poursuivre sa folle épopée. Pour rappel, l’Islande ne compte que 100 joueurs professionnels…

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Un soutien populaire sans équivalent

99,8%. Les chaînes de télévisions françaises ne peuvent même pas l’imaginer. 99,8%, c’est la part d’audience du troisième match de poule de l’Islande contre l’Autriche, actant la deuxième place du pays nordique dans le groupe F derrière la surprenante Hongrie, et devant le Portugal. La sélection islandaise dispose d’un soutien populaire sans faille, avec 10% de ses ressortissants qui sont venus en France pour cet Euro. Loin de les inhiber, cette pression transcende les coéquipiers de Sigurdsson and co. En tribunes, les maillots bleus envahissent les gradins des différents stades de l’Euro. Le fameux « clapping » est devenu un rituel vrombissant et immuable. La victoire de l’Islande, c’est la victoire de toute une île. Et pour le coup, l'expression n'est pas galvaudée.

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Du jeu direct et un réalisme glaçant

Côté pelouse, l’Islande n’est pas l’équipe la plus spectaculaire à regarder jouer. Pas étonnant, puisque aucune individualité ne ressort véritablement du lot, excepté peut-être le milieu de Swansea Gylfi Sigurdsson à surveiller. En revanche, l’expression collective islandaise est poussée à son paroxysme. Dans son traditionnel 4-4-2, peu de place à l’improvisation. Le gardien Halldorsson est solide, même s’il peut commettre quelques approximations, comme sa sortie ratée sur Sterling contre l’Angleterre.

La défense est rugueuse, composée de grands gabarits. La vitesse et les qualités techniques des ailiers français doivent constituer une piste à creuser. Sinon, l’Islande possède ces mêmes profils devant avec Bodvarsson et le Nantais Sigthorsson. La charnière des Bleus devra se montrer très solide dans les duels. Autre arme islandaise : les longues touches. Une phase de jeu qui a permis aux insulaires d’égaliser contre les Trois Lions en huitièmes de finale. Basique, mais d’une efficacité redoutable. Et avec un coeur énorme.

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Rédaction