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Euro 2016 - Les 5 raisons pour lesquelles France-Allemagne est la plus belle affiche de l’Euro

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Deux ans après avoir été éliminés par l’Allemagne lors du mondial brésilien, les Bleus retrouvent la Mannschaft en demi-finale de leur Euro. Si l’objectif annoncé par la FFF a été atteint, les hommes de Didier Deschamps espèrent poursuivre l’aventure et hausser leur niveau de jeu face aux champions du monde en titre. RMC Sport vous explique pourquoi cette demi-finale entre la France et l’Allemagne sera la plus belle affiche de l’Euro.

1 – La revanche de 2014 (et de 1986, et de 1982)

4 juillet 2014. Maracana. 18h12. L’Allemagne obtient un coup franc excentré. Toni Kroos trouve la tête de Matts Hummels, au duel avec Raphael Varane, qui dévie le cuir au fond des filets d’Hugo Lloris. Le score ne bougera plus. L’aventure s’arrête là pour les Bleus alors que la Mannschaft file vers son quatrième sacre mondial. Le souvenir est encore dans toutes les têtes tricolores, a fortiori celles des joueurs, comme l’explique Moussa Sissoko : « On a toujours en travers de la gorge la défaite en Coupe du Monde. A nous de montrer qu’on a grandi, muri ». Hugo Lloris et Kingsley Coman ont quant à eux répété qu’ils « n’avaient pas peur ». Tant mieux, tant la tâche s’annonce compliquée. Et pour cause, la France n’a plus battu l’Allemagne en compétitions officielles depuis la Coupe du monde 1958 (victoire 6-3). 

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2 – Le pays hôte face à l’Allemagne, une longue histoire de désamour

Qui ne se rappelle pas de l’incroyable demi-finale du mondial 2014 entre l’Allemagne et le Brésil ? 5-0 pour les Allemands après une demi-heure de jeu, 7-1 au terme des 90 minutes et la plus grosse défaite de l’histoire pour le pays hôte. Réduire à néant tous les espoirs d’une nation, l’Allemagne en a fait sa spécialité. Euro 1972 en Belgique, Euro 1976 en Yougoslavie, Coupe du monde 1982 en Espagne, Coupe du Monde 1986 au Mexique, Euro 1992 en Suède, Euro 1996 en Angleterre, Coupe du Monde 2002 en Corée du Sud, Euro 2008 en Autriche et Coupe du monde 2014 au Brésil, donc. L’Allemagne n’est pas du genre à faire des cadeaux. Les Bleus sont prévenus. Le quotidien allemand Bild a d’ailleurs allumé la première mèche en titrant « Adieu les Bleus »… Excès de confiance ? A lire aussi >> Bild dit « Adieu » aux Bleus

3 – On va enfin savoir ce que les Bleus valent

Roumanie, Albanie, Suisse, Irlande, Islande, l’Equipe de France n’a pas rencontré de cadors européens jusqu’ici. Nombre d’observateurs regrettent, voire fustigent, ce parcours, « trop simple » à leurs gouts. La confrontation face à l’Allemagne, championne du monde en titre, sera l’occasion de montrer la valeur réelle des hommes de Didier Deschamps. Lloris vs Neuer, Pogba vs Kroos, Griezmann vs Muller, l’affiche s’annonce alléchante. Griezmann et Payet ont une opportunité rêvée de conforter leur place parmi les plus grands d’Europe.

4 – Il se passe toujours quelque chose lorsque les Bleus jouent au Vélodrome

Que ce soient les Bleus ou l’Olympique de Marseille, l’atmosphère est toujours particulière au Stade Vélodrome. Bon nombre de matchs spectaculaires de l’Equipe de France ont eu lieu dans l’enceinte phocéenne. Personne n’a oublié le match d’ouverture de la Coupe du Monde 1998 face à l’Afrique du Sud (victoire 3-0). Messi y a démontré l’étendue de son talent lors d’un match amical contre l’Argentine en 2009, Zidane y a inscrit l’une de ses plus belles réalisations en Bleus – contrôle en porte-manteau, extérieur du droit - lors d’une rencontre sans enjeu mais prolifique face à la Norvège en 1998 (3-3). Et que dire de la demi-finale remportée par la France face au Portugal en 1984 (3-2 après prolongations) qui lui a ouvert les portes du titre continental. Bis repetita jeudi ?

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5 – Les Bleus risquent de faire transpirer Joachim Löw

L’Euro 2016 a été la scène de buts sublimes, de suspens et de surprises sur le rectangle vert, mais les sélectionneurs ne sont pas en reste dans leur zone mixte. Si la fougue d’Antonio Conte en a surpris plus d’un, Joachim Löw a quant à lui été particulièrement tactile. Avec son staff ? Ses joueurs ? Que nenni. Plutôt avec des parties de son anatomie aux odeurs singulières. Et si les Bleus le faisaient transpirer davantage ?

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