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Euro 2016 : Les Italiens pestent contre le tableau après avoir hérité de l’Espagne en 8e

Antonio Conte

Antonio Conte - AFP

Première de son groupe, l’équipe d’Italie affrontera l’Espagne en 8e de finale de l’Euro. Le vainqueur pourrait ensuite affronter l’Allemagne puis la France ou l’Angleterre dans un parcours du combattant qui tranche avec une seconde partie de tableau bien moins relevée. De quoi agacer de l’autre côté des Alpes.

Arrivée sur la pointe des pieds à l’Euro, l’équipe d’Italie la moins talentueuse depuis un moment se réjouissait de son entame d’Euro parfaite. Mais en s’assurant de la première place de son groupe, la Squadra Azzurra a surtout hérité d’un cadeau empoisonné. Dans un tableau tout sauf homogène, l’Italie affrontera l’Espagne (2e du groupe D) en 8e de finale avant d’éventuellement retrouver l’Allemagne puis la France ou l’Angleterre. Si la presse italienne réfléchit déjà à comment éviter le naufrage de la finale du dernier Euro (4-0 pour l’Espagne), elle se plaint aussi du parcours du combattant qui se dresse devant son équipe nationale, la faute à un tableau aussi étrange que déséquilibré.

Un déséquilibre inimaginable

Pour la Gazzetta dello Sport, « même le plus pessimiste des pessimistes ne pouvait imaginer une route vers la finale aussi tortueuse ». « Il suffit de jeter un coup d’œil au tableau pour se rendre compte de la différence abyssale entre la partie de tableau où figure l’Italie et une partie dans laquelle aucun grand favori n’est présent », peut-on encore lire. Dans cette « moitié de gauche », on trouve pour l’instant la Croatie, le Pays de Galles, la Suisse et la Pologne. Même son de cloche du côté de la Reppublica : « L’Euro français a imaginé un tableau littéralement coupé en deux, avec toutes les grandes équipes dans la partie basse. […] Inutile de se lancer dans des calculs, à partir des huitièmes l’Euro devient une ascension quasi impossible ».

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34 à 0

Collaborateur d’Opta, Enrico Turcato abonde en ce sens en précisant que les équipes de la moitié de tableau « italienne » ont remporté 20 titres (11 Coupes du monde et 9 Euros) contre 0 pour la seconde moitié… L’écart se creuse encore en termes de finales disputées : 34 contre 0.

« Tableau de la mort »

Le sentiment général est que le sort s’acharne sur la sélection italienne qui, contrairement à d’autres premiers de groupe, n’aura pas la chance de jouer un des meilleurs troisièmes. Goal Italia parle de « tableau de la mort » et de malchance. Pour rappel, au moment du tirage au sort des groupes, la poule E était considérée comme la plus relevée avec la Belgique, l’Irlande, la Suède d’Ibrahimovic et donc l’Italie. Pour ce premier Euro à 24, le pays organisateur a été placée dans des conditions bien différentes puisque la France ne peut pas affronter de premier de groupe avant une éventuelle demi-finale.

Une petite note d’espoir

Le Corriere della Serra qualifie ce 8e aux allures de finale de « quitte ou double infernal », tout en expliquant que si « l’Espagne s’est compliquée la vie, elle a surtout compliqué celle des autres » en perdant contre la Croatie mardi soir (2-1). La Reppublica voit même dans la prestation de la Roja un motif d’espoir puisque le quotidien se demande aussi si « ce n’est peut-être pas mieux d’affronter l’Espagne plutôt que la Croatie, une équipe extrêmement talentueuse qui fait partie des grandes surprises de cet Euro et a mis l’Espagne à genoux ». Un avis loin d’être partagé par le reste de l’Italie.

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