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Euro 2016: les petites histoires farfelues et "complotistes" autour des tirages

Un tirage au sort

Un tirage au sort - AFP

Organisé ce samedi (18h) au Palais des Congrès de Paris, le tirage au sort de l’Euro 2016 est un rendez-vous clé sur la route de la compétition continentale. A cette occasion, RMC Sport revient sur les petites histoires qui ont alimenté les tirages dans le passé. Entre théories du complot et ratés.

Alors, bon ou mauvais tirage ? Ce samedi soir, à partir de 18 heures, la France du football va connaître le nom des trois adversaires des Bleus au premier tour de SON Euro 2016. Un rendez-vous essentiel qui va permettre aux joueurs comme aux supporters de se projeter sur la compétition qui ouvrira le 10 juin prochain. De l’Italie à l’Irlande du Nord, les 18 équipes qui pourraient être opposées aux hommes de Didier Deschamps n’affichent pas le même profil. Et comme à chaque tirage au sort, les théories du complot vont vite fleurir si le pays hôte hérite d’un tirage « facile ». Ces vieilles compagnonnes de route des tirages au sort ont toujours fait parler. Sans jamais donner lieu au moindre début de preuve, mais avec un certain sens du romanesque.

Sophia Loren et sa bague magnétisée

La palme d’or revient au tirage du Mondial 1990, effectué en décembre 1989. Alors que l’Italie va accueillir la Coupe du monde, l’actrice Sophia Loren place les Etats-Unis, équipe annoncée comme la moins forte de la compétition, dans le groupe de la Squadra Azzurra. Champion du monde en titre, l’Argentin Diego Maradona crie au scandale. D’autres le suivent et vont jusqu’à soupçonner Sophia Loren d’avoir magnétisé sa bague pour tirer la bonne boule !

Matthäus souffle le chaud et le froid

Seize ans plus tard, le tirage au sort de la Coupe du monde 2006 en Allemagne va lui aussi alimenter les fantasmes. Lothar Matthäus, capitaine des champions du monde 1990, place l’Italie dans un groupe très relevé avec la République tchèque, le Ghana et les Etats-Unis. La chaîne Sky Italia met les pieds dans le plat et accuse Matthäus d’avoir utilisé un système de boules chaudes et froides pour s’assurer de mettre la Squadra Azzurra dans un groupe de la mort. « C’est une bêtise sans nom », commentera l’intéressé.

Les mains de Valcke

La Coupe du monde 2014 n’échappera pas à non plus aux théories du complot avec notamment la vidéo postée par un supporter chilien où l’on peut voir les mains du secrétaire général de la Fifa, Jérôme Valcke, effectuer des allers-retours suspects sous son pupitre lors du tirage. Le tout avec la musique de la série The X-Files en fond sonore.

Une chance sur 5 000

Mais le Mondial n’est pas la seule compétition à motiver les « complotistes » du football. La Ligue des champions n’est pas en reste. Avec l’édition 2012-2013 en figure de proue. Pour les huitièmes de finale, le tirage au sort fictif effectué la veille et le vrai tirage produisent… les mêmes matches dans le même ordre ! Une chance sur 5 000. Et à l’issue du tirage des quarts, un arbitre turc affirmera que les boules utilisées vibraient grâce à un système d’aimants afin de permettre à l’UEFA d’éviter un choc Barça-Real trop tôt.

Bernard Lacombe, ce devin

Même la Coupe de France alimente parfois le doute. En 2008, avant les demi-finales, l’OL sort en premier et le micro est tendu vers Bernard Lacombe, le directeur sportif lyonnais. Qui lâche : « C’est vrai que Sedan a fait un exploit mais jouer à la maison, c’est ce qu’on souhaitait. » Problème, l’adversaire de l’OL n’est pas encore connu. La deuxième boule tirée portera bien sûr le nom de Sedan. Lacombe expliquera avoir voulu évoquer l’exploit des Sedanais sur la pelouse de Bordeaux au tour précédent et non la demi-finale à venir. Mais certains préféreront imaginer, toujours sans la moindre preuve, un coup de pouce de la FFF pour favoriser une finale Lyon-PSG (qui aura bien lieu).

Quand Blatter perd la boule

Difficile, donc, d’échapper aux théories du complot. Plutôt que de s’en inquiéter, on souhaite surtout que celui de l’Euro 2016 se passe mieux que celui du Mondial 1982. A l’époque, des ratés de l’ordinateur et de la machine à tirage (façon Loto) envoient deux équipes dans le mauvais groupe, obligent un délégué à rentrer dans la machine pour récupérer une boule ouverte et forcent Sepp Blatter – alors secrétaire général de la Fifa – à annoncer un retirage partiel.

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