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Euro 2016 - sécurité : Bernard Cazeneuve veut corriger le tir

Après les couacs entrevus samedi soir au Stade de France au niveau sécuritaire, à l’occasion de la finale de la Coupe de France entre l’Olympique de Marseille et le PSG, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve veut corriger les dysfonctionnements, à moins de trois semaines du coup d’envoi de l’Euro.

Fouilles corporelles bâclées, vagues de spectateurs non maîtrisées, feu dans les tribunes… La finale de Coupe de France devait être une simple répétition générale au niveau sécuritaire, à trois semaines du coup d’envoi de l’Euro. Au contraire, la rencontre entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain a été le théâtre de nombreux ratés, suscitant une inquiétude particulière dans les rangs du gouvernement. C’est la raison pour laquelle Bernard Cazeneuve, a décidé d’agir rapidement en conséquence.

"Corriger les dysfonctionnements constatés" 

Le ministre de l’intérieur a ainsi déclaré que "les dysfonctionnements constatés seront corrigés sans tarder", à l'issue d'une réunion convoquée en urgence avec les représentants de la Fédération française de football (FFF) et d'Euro-2016 SAS, l'organisateur de la compétition (10 juin-10 juillet). Une volonté de couper court aux remarques des sceptiques, concernant le niveau de sécurité autour d’un évènement aussi important que l’Euro 2016. Le préfet de police de Paris a lui précisé que le dispositif, qui avait été testé à six reprises avant ce match, "avait fonctionné sans aucune difficulté" même s’il sera "recalibré" en conséquence.

Des casques de motos dans les tribunes

Certaines constatations faites samedi lors d’OM-PSG, appellent légitimement à la vigilance. Des fumigènes, des débuts d'incendies dans les tribunes, où l'on retrouvait aussi casques de motos, bouteilles en verre et tuyaux en PVC, ont révélé que le dispositif - enceinte avec quatre points d'entrée contrôlés par les forces de l'ordre et deux filtrages supplémentaires avec palpations par des stadiers de société privés - n'était pas au point. Au total, une trentaine d’interpellations ont été effectué aux abords du Stade de France le soir de la finale de Coupe de France, alors que des violences ont éclaté au coup de sifflet final en dehors de l’enceinte, obligeant les forces de police à user de gaz lacrymogènes.

"L'engagement d’une sécurité 100%"

Pas de panique répète-on du côté du ministère de l’intérieur. Pierre-Henri Brandet, son porte-parole, a ainsi répété ce lundi sur RMC, que les autorités allaient corriger le tir concernant la sécurité en vue de l’Euro : "On a cet engagement d’une sécurité 100%. Mais pour le tenir il faut tester les dispositifs. Le dispositif de sécurité pour l’Euro a été testé samedi, il était mis en œuvre par la FFF, mais il n’était donc pas entier. C’est la raison pour laquelle Il y a eu des disfonctionnements, des problèmes de fluidité, d’engorgement aux quatre points de contrôle, un certain nombre de palpations n’ont donc pu être effectué, ce qui a permis à des individus de pénétrer dans le stade avec des engins pyrotechniques. C’est la raison pour laquelle le ministre de l’Intérieur a adressé à un message très ferme ce matin" a tenu ainsi a précisé le porte-parole de la Place Beauvau.

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Euro 2016