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Euro 2016 : Trois dangers qui guettent les Bleus en début de match

Depuis le début de l’Euro 2016, l’équipe de France a « brillé » par ses entames poussives, avec en point d’orgue ce but encaissé sur penalty dès la 2e minute face à l’Irlande en huitième de finale. Dimanche en quarts face à l’Islande (21h) au stade de France, trois dangers principaux guetteront les Tricolores en début de rencontre.

Aucun but marqué avant la pause, des explications parfois houleuses dans les vestiaires après les 45 premières minutes, des changements précoces de joueurs et de système… L’équipe de France a systématiquement souffert en première période depuis le début de l’Euro 2016. Les Bleus ne semblent pas s’en émouvoir plus que ça, confiants en leur capacité de réaction et en leur bonne étoile. Jusque-là, les faits leur donnent raison. Avec tout le respect dû aux guerriers islandais, on ne peut s’empêcher de penser, statut de favori oblige, que le scénario risque de se reproduire dimanche sur la pelouse du stade de France (21h). Pourquoi ? Hugo Lloris le résume si bien avec le sourire : « C’est très français ». Reste qu’à côtoyer de trop près le danger, les Bleus risquent de finir par s’y brûler.

Le manque d’agressivité

Le capitaine des Bleus Hugo Lloris l’a reconnu en conférence de presse, les Bleus manquent d’agressivité en début de match. « On manque peut-être d’intensité et d’agressivité dans nos débuts de rencontres, pointe le portier. Ça ne me dérange pas de ne pas faire une grande entame de match. Le plus important c’est d’être régulier dans la performance. Ce qui me dérange, c’est de se mettre des bâtons dans les roues au bout de deux minutes de jeu par un manque d’agressivité. Le penalty arrive après des pertes de duel. A ce niveau, être mené après deux minutes de jeu, ça peut être fatal à l’équipe. Même si l’équipe a la capacité de revenir, il vaut mieux l’éviter. » Depuis le début de l’Euro et plus particulièrement face à l’Angleterre en huitième de finale (2-1), l’Islande a prouvé qu’elle savait tenir un score.

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Le trop plein de confiance

Trop en confiance les Bleus ? Le niveau de jeu pratiqué depuis le début du tournoi semble préserver les hommes de Didier Deschamps d’un tel écueil. Et pourtant… « C’est vrai qu’on en a marre de toujours réagir plutôt que d’agir, confie le latéral Patrice Evra. On a besoin de se faire peur. On n’a pas assez peur, c’est ça le problème. On est fous nous. On est là, on se dit pendant les matches que ça va passer, mais c’est peut-être avoir trop confiance. On est fous. »

Un jour, ça ne passera plus

Croire que de toute façon ça passera contre l’Islande comme cela a pu être le cas face à l’Irlande est bien évidement un leurre. L’histoire récente de cet Euro 2016 le rappelle crûment. Face au pays de Galles vendredi, la Belgique se l’est sans doute dit avant de sombrer (3-1). Le crash anglais face à l’Islande (2-1) en huitièmes abreuve encore les tabloïds britanniques. « C’est vrai que jusqu’à maintenant c’est passé. Ça peut à un moment ne pas passer, convient le sélectionneur Didier Deschamps. L’idéal pour nous c’est de bien commencer et de bien finir. J’ai vu des équipes qui commencent bien et finissent mal. Quand on finit mal, ce n’est pas bon signe. Il y a toujours eu une bonne réaction. Si ça ne me convient pas je réagis. Au-delà du changement des joueurs, c’est un état d’esprit. » Le fameux état d’esprit. C’est sans doute ici que les Bleus tiennent leur piste la plus sûre pour effacer le danger.

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Euro 2016

la rédaction