RMC Sport

Euro 2016 - La solution d’Evra pour réussir l’entame de match contre l’Islande

-

- - -

L’équipe de France, qui n’a toujours pas marqué avant la pause dans cet Euro 2016, espère réussir une meilleure entame ce dimanche face à l’Islande, en quart de finale. En conférence de presse ce jeudi, Patrice Evra a reconnu que les Bleus devaient se réveiller.

Six buts marqués, tous après la pause, dont trois après la 89e minute. Depuis le début de l’Euro, les Bleus ont un sérieux retard à l’allumage, et semblent prendre un malin plaisir à jouer avec le feu. En huitième contre l’Irlande, il a même fallu attendre l’heure de jeu pour commencer à respirer, après avoir concédé l’ouverture du score dès les premiers instants de la rencontre. Patrice Evra, présent en conférence de presse ce jeudi à trois jours du quart de finale contre l’Islande (dimanche 21h), a évoqué cet état de fait, et tiré, doucement mais sûrement, sur la sonnette d’alarme.

>> Euro 2016, France-Islande : la Dream Team veut Griezmann avec Giroud

« C’est vrai qu’on en a marre de toujours réagir plutôt que d’agir, a reconnu le latéral tricolore, avant de livrer un semblant d’explication, sourire aux lèvres. On a besoin de se faire peur. On n’a pas assez peur, c’est ça le problème. Mais on sait très bien qu’un jour ça ne passera plus. Ça peut ne pas passer contre l’Islande. On est fous nous. On est là, on se dit pendant les matches que ça va passer, mais c’est peut-être avoir trop confiance. On est fous. »,

« Il faut que ça bouillonne avant le match »

S’il préfère en rire, Evra reste très conscient que c’est un jeu dangereux, et qu’il faut y remédier dès dimanche. « Peut-être qu’il faut se parler, il faut que ça bouillonne, il faut qu’on se réveille avant le match. En deuxième période, la France ne lâche rien, on respecte ce maillot, on est là pour tout donner jusqu’à la dernière seconde... C’est une force, mais il ne faut pas en abuser. Il faut qu’on se réveille. »

>> Euro 2016 : ce qui attend les Bleus contre cette Islande sans complexe

Et pas question de mettre les difficultés à l’entame sur le dos des choix tactiques du sélectionneur. « Le système n’est pas une excuse. C’est une question d’état d’esprit. Tu peux jouer dans tous les systèmes, mais si tu n’as pas envie de mettre le bleu de chauffe, aucun ne marchera. Nous on commence dans une certaine disposition, puis ça peut changer. On a des joueurs avec des profils différents, et on peut faire rentrer de vraies flèches pour faire mal en fin de de match. » Le faire pour une fois en ayant un ou deux buts d’avance ne pourrait d’ailleurs pas faire de mal.

>> Euro 2016, France-Islande : sans Rami ni Kanté, on fait quoi ?