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Les tops et flops de France-Roumanie: Hagi régale, les Bleuets sans génie…

L’équipe de France s’est qualifiée pour les demi-finales de l’Euro Espoirs, ce lundi, en arrachant un nul face à une séduisante équipe de Roumanie (0-0). Un match durant lequel Ianis Hagi a fait parler son talent face à des Bleuets assez décevants dans le jeu.

TOPS

Les demies et les JO de Tokyo en bonus

C’est le gros point positif de la soirée. Et au fond, c’est l’essentiel. En arrachant péniblement un match nul face à une belle équipe de Roumanie (0-0), l’équipe de France Espoirs a validé sa qualification pour les demi-finales de l’Euro 2019. Meilleurs deuxièmes des trois poules du tournoi, les Bleuets affronteront l’Espagne pour une place en finale. Et cerise sur le gâteau, ils valident dès à présent leur présence aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020. Sachant que les footballeurs français n’ont plus disputé les JO depuis ceux d’Atlanta en 1996… Même cadeau pour les Roumains, qui défieront eux l’Allemagne en demies.

Un trio roumain explosif

Sur la qualité du jeu produit, la Roumanie a été supérieure à la France sur la pelouse de Cesena. Il faut dire que cette génération possède de sérieux atouts dans ses rangs. A commencer par Ianis Hagi. Le fils du légendaire Gheorghe, meneur de jeu comme son papa, a fait admirer son aisance technique et sa vista devant les nombreux supporters roumains présents dans le nord de l’Italie. Facile des deux pieds, il a combiné avec Florinel Coman, l’ailier du Steaua Bucarest, et George Puscas, l’attaquant de Palerme. Et mis parfois au supplice la défense française, avant de baisser physiquement en fin de rencontre.

Upamecano toujours costaud

Le défenseur central de Leipzig est l’un des meilleurs Français depuis le début de l’Euro. Et il l’a confirmé dans ce match intense, disputé face à un public hostile, tout de jaune vêtu. Dur sur l’homme et parfaitement concentré, Dayot Upamecano a enlevé de nombreux ballons chauds. Et réussi à cadrer le remuant George Puscas, qui a tout de même eu un face-à-face à négocier avec Paul Bernardoni en seconde période. Son association avec Moussa Konaté, son compère de Leipzig, fonctionne très bien. Pas un hasard si les Bleuets ont la meilleure défense de la compétition (un but encaissé). 

FLOPS

Un pauvre fonds de jeu

C’est peu dire que l’équipe de France n’a pas régalé à Cesena. Bousculée par le collectif roumain, la formation de Sylvain Ripoll, qui n’aura marqué que trois buts en trois matchs de poules, a affiché un triste visage. Incapable de poser le pied sur le ballon et de créer du mouvement, les Bleuets s’en sont remis aux rushs de Marcus Thuram, aux remises aériennes de Jean-Philippe Mateta et aux dribbles de Jonathan Ikoné. Sans grand succès. Le tout sous le regard certainement dubitatif d’Houssem Aouar, laissé sur le banc comme face à la Croatie.

Tousart combatif mais limité

Il va au charbon, c’est sûr. Impossible de lui reprocher un manque de combativité. Lucas Tousart ne ménage pas ses efforts pour ratisser et combler les brèches au milieu. Mais le joueur de l’OL est clairement limité balle au pied. Et ses lacunes techniques l’ont empêché d’être la rampe de lancement des Bleuets dans cette rencontre. Face à de séduisants Roumains, le capitaine français a livré un match de stoppeur dans l’entrejeu. Insuffisant à son poste.

Amian s’est fait bouger

Il a longtemps pris le bouillon dans son couloir droit. Fébrile et dépassé, Kelvin Amian a vécu une soirée difficile. Face à la vitesse et aux inspirations de Florinel Coman, le latéral de Toulouse a beaucoup souffert en première période. Mieux après la pause, il a tenté de contrôler ses vis-à-vis avec plus de détermination. A défaut d’apporter une aide offensive à ses attaquants.

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Rédacteur