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Platini refoulé à Zurich

Le quotidien allemand Der Bild rapporte que Michel Platini, président de l’UEFA a été interdit de parking au Letzigrund par les officiels suisses. Un comble !

Ah cette rigueur toute germanique, cette précision suisse... Que n'a-t-on pas déjà écrit sur l'organisation impeccablement huilée, parfois même à la limite du martial, des Autrichiens et des Suisses, pour cet Euro 2008. Ici, pas de fantaisie, peu d'improvisation... Du solide, du minuté ! Michel Platini, président de l'UEFA le sait bien, lui qui a suivi, mois après mois, l'organisation de cette compétition de prestige. Lui qui préside au quotidien cette UEFA, instance basée à Nyon, route de Genève... en Suisse.
Il le sait tout ça, mieux que quiconque... Mais il l'a sans doute oublié un instant, le président Platini, lorsqu'il s'est présenté à l'entrée du parking du Letzigrund de Zurich à quelques minutes du coup d'envoi du match entre la France et la Roumanie, avec sa moue boudeuse comme seul laissez-passer. Platini, l'ancien capitaine et sélectionneur des Bleus, l'ancien meilleur joueur d'Europe et peut-être du monde, devenu l'homme le plus important du football continental a donc baissé la vitre de sa berline avec chauffeur et a demandé l'accès au parking de la tribune officielle à un officiel chargé de filtrer le bon grain de l'ivraie footballistique... Un gars à son service, en somme. Mais le zélé cerbère n'a rien voulu voir, rien voulu entendre : pas de badge, pas d'accès ! Tout Platini qu'il est, Michel est resté en rade. Inconnu à cette adresse, anonyme au pays du ballon rond !
Rien que ça ! Même en costard-cravate, même tassé à l'arrière d'une voiture de fonction, même avec quelques kilos de plus et quelques boucles de moins... Quand même ! Platoche, numéro 10, Juventus, Sainté, Euro 84. Ça ne lui disait toujours rien à notre bon mais rigoureux garde barrière ? Manifestement non, puisqu'il a fallu l'intervention du patron du comité d'organisation suisse, pour que le président Platini puisse garer sa voiture et regarder jouer son équipe de France. Elle aussi d'ailleurs bloquée et impuissante au Letzigrund, devant l'intransigeance des défenseurs roumains.

La rédaction