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Benfica-Bordeaux : Le mythe n’a pas pris une ride

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Bordeaux dispute son 1/8 de finale aller jeudi à Lisbonne au stade de la Luz. L’antre d’un club qui compte le plus de socios au monde, un passé légendaire épais comme un Bottin et une aura intacte. Pèlerinage dans la Casa do benfica.

Jeudi à Lisbonne, les Girondins de Bordeaux affronteront le douzième homme qui sera dans les tribunes d’Estadio da Luz. Au Portugal, Benfica n’est pas qu’un club de football. C’est une religion et son antre de 65 000 places est une cathédrale. Le deuxième club lusitanien le plus décoré (71 titres), derrière le FC Porto (74), irrigue tout le pays. Benfica compte actuellement 250 000 socios, contre 140 000 aux lendemains de l’Euro 2004. Numéro un au livre des records Guiness.

« On nait Benfiquista et on le reste », explique Ricardo Vale, fan de la première heure. Cet agent immobilier de 45 ans a eu sa première carte de socio à 12 ans. Ses enfants, quand il en aura, auront aussi l’écharpe rouge et blanche. Le président Luís Filipe Vieira s’est fait une fierté de doubler le nombre de socios à son arrivée en 2003. Il vise la barre des 300 000. Benfica irradie par-delà la capitale et les frontières du Portugal. Les Casa do benfica sont partout : en Europe en Afrique, en Australie, aux Etats-Unis, à Macao…

Classé secret défense

Le leader actuel du championnat (2 points d’avance sur Porto) à l’habitude d’offrir à ses fans des pépites : Eusebio, Mostovoi, Nuno Gomes, Ricardo, Rui Costa, Angel di Maria, Pablo Aimar… Sur le banc, c’est du même calibre : Trapattoni, Mourinho, Eriksson… Avec un budget de 90 M€ comme son grand rival de Porto, Benfica peut regarder de haut le Sporting et ses 40 M€. « La différence entre un socio de Benfica et du Sporting, explique Ricardo Vale, c’est que le Benfiquista ne voit que Benfica, alors que celui du Sporting est contre Benfica. »

Les installations du club sont à une vingtaine de kilomètres à l’écart de l’agitation de la ville. Dans une banlieue huppée, au calme, au vert. Et bien gardées. Deux agents de sécurité filtrent l’accès aux visiteurs. A l’entrainement, consigne est donnée aux journalistes de ne pas filmer autre chose que le terrain. Tout d’un grand. Francis Gillot et ses hommes vont le découvrir jeudi soir pour leur 8e de finale aller.