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Bordeaux-Etoile rouge: éviter l’excès de confiance

Yoan Gouffran

Yoan Gouffran - -

Les Girondins accueillent l’Etoile rouge de Belgrade ce jeudi (20h30) en barrage retour de la Ligue Europa. Malgré un match nul à l’aller (0-0), ils ont largement les moyens de se qualifier. A condition de ne pas tomber dans la suffisance.

Nicolas De Tavernost en a fait une priorité. Le patron de Bordeaux veut participer à la phase de poules de la Ligue Europa. Ses joueurs n’en sont plus très loin. Mais la dernière marche n’est jamais la plus simple. Après un nul insipide en Serbie la semaine passée (0-0), les Girondins doivent composter leur ticket ce jeudi face à l’Etoile Rouge de Belgrade (20h30). Un barrage retour qu’ils abordent confiants. Peut-être un peu trop…

Invaincus depuis le début de la saison, les joueurs de Francis Gillot surfent sur une série de 11 matches consécutifs sans défaite (toutes compétitions confondues), entamée au printemps dernier. Le genre de performance qui peut donner des ailes. A condition de ne pas se voir trop beau. Dans la fournaise du Marakana, les partenaires de Ludovic Obraniak en ont fait l’expérience. « On s’attendait un match un peu plus facile, concède l’international polonais. Mais la Coupe d’Europe nous réserve toujours son lot de surprises. »

Jussiê : « Comme une finale »

Transcendée par l’arrivée de son nouvel entraîneur, Aleksandar Jankovic, l’Etoile rouge, à la dérive ces dernières semaines, a montré des ressources insoupçonnées. Avec le retour de l’attaquant Filip Kasalica, suspendu à l’aller et en grande forme depuis la reprise, les Serbes croient en leurs chances. Pas de quoi ébranler la sérénité du vestiaire bordelais, sûr de sa supériorité. « Avec un peu plus de pressing, je ne pense pas qu’ils puissent développer le même jeu qu’à l’aller », glisse Marc Planus.

Reste à le prouver sur la pelouse de Chaban-Delmas. Sevré d’Europe depuis deux saisons, le club au scapulaire souhaite s’offrir une nouvelle épopée. Mais avant d’ajouter six nouvelles dates à son calendrier, Bordeaux doit forcer le barrage serbe. « Ce sera un match compliqué, estime Jussiê. Il ne faut pas croire qu’en jouant à la maison, ce sera plus simple. C’était une guerre là-bas mais ici, ce sera comme une finale. Nous serons plus méfiants cette fois. Au niveau de l’état d’esprit, il faudra être irréprochable. » Histoire d’éviter une mauvaise surprise à Nicolas De Tavernost.

Alexandre Jaquin avec Olivier Schwarz